Septembre musical: le programme!

Photo: Yunus Durukan

Photo: Yunus Durukan

JEUDI 28 AOÛT
19h30 Auditorium Stravinski
Philharmonie tchèque
Jiří Bělohlávek, direction
Alisa Weilerstein, violoncelle
Bedřich Smetana (1824-1884) – Ouverture : La Fiancée vendue (The Bartered Bride)
Antonín Dvořák (1841-1904) – Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur op. 104
Ludwig van Beethoven (1770-1827) – Symphonie n° 7 en la majeur op. 92

VENDREDI 29 AOÛT
19h30 Auditorium Stravinski
Russian National Orchestra
Mikhail Pletnev, direction et piano
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) – Ouverture: Maurerische Trauermusik K 477
Wolfgang Amadeus Mozart – Concerto pour piano et orchestre n° 8 en do majeur K 246
« Lützow »
Wolfgang Amadeus Mozart – Concerto pour piano et orchestre n° 24 en do mineur K 491

SAMEDI 30 AOÛT
19h30 Auditorium Stravinski
Russian National Orchestra
Conrad van Alphen, direction
Mikhail Pletnev, piano
Felix Mendelssohn-Bartholdy – Symphonie n° 3 en la mineur op. 56 « Ecossaise »
Robert Schumann – Concerto pour piano et orchestre en la mineur op. 54

LUNDI 1ER SEPTEMBRE En collaboration avec la Montreux Jazz Artists Foundation
18h Grand Hôtel du Lac, Vevey
La nuit des pianistes
Delphine Bardin, 1er prix Concours international de piano Clara Haskil 1997
Mami Hagiwara, 1er prix, Concours de Genève 2010
Chihiro Hosokawa, 4e finaliste, Parmigiani Montreux Jazz Piano Solo Competition 2013
Alexey Ivannikov, 2e prix, Parmigiani Montreux Jazz Piano Solo Competition 2013
Alexander Kutuzov, 1er prix, Concours Tchaikovsky pour jeunes musiciens 2012
Jerry Léonide, 1er prix et le prix du public, Parmigiani Montreux Jazz Piano Solo
Competition 2013
Varvara, 1er prix Concours Géza Anda 2012
Claudio Vignali, 3e prix, Parmigiani Montreux Jazz Piano Solo Competition 2013

MARDI 2 SEPTEMBRE En collaboration avec la Verbier Festival Academy
19h30 Aula Magna, château de Chillon
Conrad Tao, piano
David Lang (né en 1957) – cage
Johann Sebastian Bach (1685-1750) – Toccata en fa dièse mineur BWV 910
Elliott Carter (1908-2012) – Two Thoughts about the Piano
Sergueï Rachmaninov (1873-1943) – Etudes-Tableaux en la mineur n° 2 op. 39
David Lang (né en 1957) – wed
John Cage (1912-1992) – In a Landscape
Modest Moussorgski (1839-1881) – Tableaux d’une exposition

MERCREDI 3 SEPTEMBRE En collaboration avec la Verbier Festival Academy
19h30 Aula Magna, château de Chillon
Julien Quentin, piano
Alexandra Conunova, violon
Lionel Cottet, violoncelle
Johannes Brahms (1833-1897) – Sonate pour violoncelle en mi mineur op. 38
Franz Schubert (1797-1828) – Grand Duo en la majeur D574
Felix Mendelssohn (1809-1847) – Trio en ré mineur

JEUDI 4 SEPTEMBRE En collaboration avec la Verbier Festival Academy
Avec le généreux soutien de l’Association des Amis du Septembre Musical
19h30 Aula Magna, château de Chillon
Quatuor Van Kuijk
Nicolas Van Kuijk, violon – Sylvain Favre, violon – Grégoire Vecchioni, alto
Sébastien Van Kuijk, violoncelle
Joseph Haydn (1732-1809) – Quatuor à cordes en do majeur op. 76 n° 3 « L’Empereur »
Béla Bartók (1881-1945) – Quatuor à cordes en do dièse mineur n° 3 Sz. 85
Claude Debussy (1862-1918) – Quatuor à cordes en sol mineur op. 10

SAMEDI 6 SEPTEMBRE Avec le généreux soutien de Sandoz – Fondation de Famille
19h30 Auditorium Stravinski
Youth Orchestra of Bahia
Ricardo Castro, direction et piano
Colin Currie, percussion
Leonard Bernstein (1918-1990) – Danses symphoniques, extrait de West Side Story
Julia Wolf (née en 1958) – riSE and fLY, a body concerto
George Gershwin (1898–1937) – Rhapsody in Blue, pour piano et orchestre
Heitor Villa-Lobos (1887-1959) – Bachianas Brasileiras n°4

DIMANCHE 7 SEPTEMBRE Avec le généreux soutien de Sandoz – Fondation de Famille
19h30 Auditorium Stravinski
Youth Orchestra of Bahia
Ricardo Castro, direction
Martha Argerich, piano
Alexander Gurning, piano
Francis Poulenc (1899-1963) – Concerto pour deux pianos et orchestre en ré mineur
Gustav Mahler (1860-1911) – Symphonie n° 1 en ré majeur « Titan »

LUNDI 8 SEPTEMBRE Avec le généreux soutien de Sandoz – Fondation de Famille
19h30 Auditorium Stravinski
Youth Orchestra of Bahia – ensembles de cordes ou de vents
Corey Cerovsek, violon
Colin Currie, percussion
Oeuvres de Kurt Weil, Carlos Chaves et répertoire brésilien et latino-américain pour percussion.
(programmation détaillée à venir sur http://www.septmus.ch)

MARDI 9 SEPTEMBRE Avec le généreux soutien de Sandoz – Fondation de Famille
11h Auditorium Stravinski
Youth Orchestra of Bahia
Yuri Azevedo, direction
Ricardo Castro, animation
Concert des écoles, pour tous les écoliers de la région
sur inscription auprès d’Eric Glardon eric.glardon@septmus.ch
Gustav Holst (1874-1934) – Mars, extrait des Planètes
Lorenzo Fernández (1897-1948) – Batuque

MARDI 9 SEPTEMBRE Avec le généreux soutien de Sandoz – Fondation de Famille
Concert diffusé en direct par Espace 2
19h30 Auditorium Stravinski
Youth Orchestra of Bahia
Yuri Azevedo, direction
Ari Barroso (1903-1964), arrangement Jamberê – Aquarela do Brasil
Silvestre Revueltas (1899-1940) – Semsemayá
Alberto Ginastera (1916-1983) – Suite Estancia
Arturo Márquez (né en 1950) – Danzón
Wellington Gomes (né en 1960) – Sonhos Percutidos
Ari Barroso (1903-1964), arrangement Jamberê – Na Baixa dos Sapateiros
Zequinha de Abreu (1880-1935), arrangement Jamberê – Tico-Tico no Fubá

MERCREDI 10 SEPTEMBRE Avec le généreux soutien de la Fondation Leenaards
19h30 Auditorium Stravinski
Royal Philharmonic Orchestra London
Charles Dutoit, direction
Radu Lupu, piano
Richard Wagner (1813-1883) – Ouverture : Der Fliegende Holländer (Le Vaisseau fantôme)
Ludwig van Beethoven (1770-1827) – Concerto pour piano et orchestre n° 3 en do mineur op. 37
Dmitri Chostakovitch (1906-1975) – Symphonie n° 15 en la majeur op. 141

JEUDI 11 SEPTEMBRE
19h30 Auditorium Stravinski
Royal Philharmonic Orchestra London
Charles Dutoit, direction
James Ehnes, violon
Maurice Ravel (1875-1937) – Valses nobles et sentimentales
Camille Saint-Saëns (1835-1921) – Concerto pour violon et orchestre n° 3 en si mineur op. 61
Béla Bartók (1881-1945) – Le Mandarin merveilleux, suite d’orchestre op. 19

VENDREDI 12 SEPTEMBRE
19h30 Théâtre de Vevey
Corey Cerovsek, violon
Paavali Jumppanen, piano
Franz Schubert (1797-1828) – Fantaisie en do majeur pour violon et piano D 934
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) – Sonate en fa majeur pour violon et piano K 376
Ludwig van Beethoven (1770-1827) – Sonate n° 9 en la majeur pour violon et piano « Kreutze»

Toutes les informations sont sur le site  www.septmus.ch

Photo: Tatiana Golsman

Photo: Tatiana Golsman

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Art Basel

Comme chaque année, la Mecque de l’art contemporain à ouvert ses portes à Bâle.  La foire Art Basel fête cette année sa 45ème édition et attire toujours autant de galeries et d’amateurs d’art, qu’ils soient collectionneurs ou simples curieux.

Dans l’espace « Unlimited » les œuvres de jeunes créateurs sont exposées. Une grande sculpture en métal brillant côtoie un cercle formé de morceaux de bois ou encore un tableau géométrique coloré.  C’est surprenant, décalé et amusant.

Photo: Sandrine Warêgne

Photo: Sandrine Warêgne

La deuxième partie de la foire rassemble les stands des galeries venus du monde entier et principalement de New York,  Londres ou Berlin. Des œuvres d’artistes célèbres comme Magritte, Miro ou Picasso sont présentées par les galeries les plus influentes. On peut aussi admirer de très belles pièces contemporaines, notamment celles du peintre américain Alex Katz.

Seules quelques galeries romandes, dont deux ou trois genevoises, font partie des heureux élus à pouvoir exposer dans cette foire où la sélection est redoutable. Pour la galerie Skopia, cette année est plutôt bonne et permettra en tout cas de rentabiliser leur venue à Bâle.

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Photo: Sandrine Warêgne

En déambulant sur les différents stands on a parfois une impression de déjà-vu, lorsque certains artistes copient leurs prédécesseurs, notamment par des tableaux monochromes sans intérêt particulier. Heureusement on peut aussi faire de belles découvertes, comme par exemple des sculptures originales à base de roues de vélo ou les dessins subtils en noir et blanc de l’artiste Alain Huck.

Les visiteurs sont nombreux et le public hétéroclite: depuis les tenues sobres ou BCBG jusqu’aux travestis en passant par des vêtements aux couleurs criardes, l’originalité de la foule qui se presse à la foire constitue une grande partie du spectacle.
Texte: Sandrine Warêgne.

Art Basel : http://artbasel.com/. A voir jusqu’au 22 juin 2014

Danse, BD & cinéma

Le Théâtre du Jorat craque sous le poids des spectateurs, venus nombreux ce soir du 6 juin. Entre danse et acrobatie, Comix nous rappelle en enfance. On y croise le monde de la bande dessinée, les techniques du cinéma – le « vrai », celui dont les montages se réalisent en chair et en carton.

Comix, c’est une série de tableaux illusionnistes, plus fous les uns que les autres. Les acrobates en costume se mêlent aux porteurs, tout de noir vêtus. Les personnages s’envolent, nagent, donnent vie aux héros de Hergé et s’animent aux notes de Mancini.
Comix, c’est aussi un petit bijou de technique et de mise en scène. Les danseurs évoluent au sol, produisant à plat une chorégraphie projetée au mur. Les jeux de lumière permettent aux artistes mille facéties, emmenant le public dans l’univers de tous les possibles. Un spectacle indescriptible, surprenant et charmant, qui a su enchanter la Grange Sublime jusqu’au bout du rêve.

Texte: Ophélie Thouanel

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Pour l’amour d’un stradivarius: quand le violon vous adresse la parole

« Je n’ai pas le temps de distinguer son visage, en partie caché par des cheveux bruns bouclés assez longs. Ce que je vois, en revanche, c’est que l’individu est au volant de ma Porsche et qu’il démarre en trombe, emportant avec lui le Kochanski, mon bien le plus précieux, le violon qui ne me quitte jamais, mon complice, mon ami, mon amour, mon stradivarius. Et je reste seul devant l’hôtel, frappé de stupeur, pétrifié anéanti, comme si je me vidais de mon sang et que j’allais mourir sur place. »

Extrait de Pour l’amour d’un stradivarius, du roman autobiographique de Pierre Amoyal, publié chez Robert Laffont en 2004.

Cédric Cassimo, Pierre Amoyal et Karim Slama, les trois protagonistes de la pièce. Photo: Yves Ryncki.

Cédric Cassimo, Pierre Amoyal et Karim Slama, les trois protagonistes de la pièce. Photo: Yves Ryncki.

En 1987, Pierre Amoyal, l’un des violonistes les plus talentueux de notre époque, se fait dérober son violon à Saluzzo, en Italie. Pendant quatre ans, il devra faire face à des mésaventures rocambolesques pour récupérer son instrument: antiquaires véreux, fausses demandes de rançons, collectionneurs louches et policiers atypiques mettent tout en œuvre pour garder ou revendre ce violon rarissime. Mais le voleur ne parviendra jamais à écouler un instrument d’une telle notoriété: la police italienne retrouvera “miraculeusement” le violon en 1991. Depuis, Pierre Amoyal ne s’en sépare plus. Pour l’amour d’un stradivarius, son roman autobiographique, est tout simplement une déclaration d’amour à son instrument de musique. Avec sa Compagnie Lunidea, il a créé un spectacle inédit autour de ce texte, comme pour donner une seconde vie à cette complicité merveilleuse.

Le spectacle a été présenté les 14 et 15 juin au Théâtre du Jorat. D’emblée, c’est le lieu qui nous interpelle. Le Théâtre du Jorat, dit « La Grange Sublime », est à la campagne.  La salle de spectacle offre plus de mille places, dans une atmosphère boisée et agréable.

La Grange Sublime. Photo: R. Mellard.

La Grange Sublime. Photo: R. Mellard.

Le spectacle débute avec un enregistrement vocal du narrateur, qui n’est autre que Pierre Amoyal: il invite le spectateur à partager quelques fragments de sa vie. Une entrée en matière troublante, lorsque l’on sait que c’est le virtuose lui-même qui est dans la fosse d’orchestre. Le Stradivarius Kochanski est bel et bien dans les mains de l’illustre violoniste … Quel est donc le mystère de ce violon? Le spectacle se chargera de nous le révéler. La Camerata de Lausanne s’associe graduellement au conteur avec un concerto de Tartini, ce qui offre une douce entrée en matière. Enfin, à la magie de l’alliage du verbe et de la musique se mêlent progressivement les projections du dessinateur sur sable Cédric Cassimo.

Photo: Christophe Moratal

Photo: Christophe Moratal

C’est précisément le mariage des arts graphiques, de la musique et de la narration qui confère à ce spectacle une touche exceptionnelle. Les créations de Cédric Cassimo sont précises et justes. Son trait, son « jeté de sable », est léger, articulé, posé. Son style, aux apparences naïves mais travaillées, permet de faire de l’histoire de Pierre Amoyal un conte qui parle instantanément au cœur. Au fil de l’histoire, certaines des plus belles œuvres du répertoire violonistique sont jouées: un prélude et scherzo de Chostakovitch, le Triptique d’Akutagwa, une fugue de Mozart, le Nigun d’Ernst Bloch et encore un concerto de Per Archi de Nino. La Camerata de Lausanne débute de manière retenue, mais le son s’affine et s’affirme au fur et à mesure du spectacle.

C’est déjà parfait, mais l’apparition de Karim Slama, comédien et mime, vient ajouter une touche humoristique à cette création. Habile manière qu’à Pierre Amoyal de se jouer du comique et du tragique, de rire de sa propre vie, tout en faisant sourire le public. De plus, il est à noter que le spectacle fascine les plus petits. Epurée de tout superflu, cette création contemporaine est adaptée à tous les publics.

Surtout, c’est un vibrant hommage au violon par un amoureux de son instrument. Le spectacle proposé par Pierre Amoyal est à la frontière de l’art musical, de la poésie et du dessin. Pour l’amour d’un stradivarius s’adresse au spectateur dans le langage du cœur. Il est à l’image d’un stradivarius: rare, beau, poétique.

Texte: Joël Piguet

Ce soir-là, la salle était complète. Photo: Joël Piguet.

Ce soir-là, la salle était complète. Photo: Joël Piguet

« L’Enseigneur », Théâtre le Poche, le 14 juin 2014

« On l’a châtré, le prof n’est plus un être humain. »

Voici le mois de juin et, contrairement aux écoles, la salle de spectacle est comble. C’est la fin de l’année scolaire, l’occasion de revenir sur les aléas du métier de professeur. Ou plutôt, il s’agit d’observer l’évolution d’un « prof », ce « monstre » issu de mai 68. L’exemple donné est celui d’un passionné de littérature, désireux de transmettre son savoir à ses élèves.

Photo: Nicolas Golovtchiner

 

Mais tandis que lui voudrait être accueilli par des applaudissements silencieux, suivis d’un pieux recueillement, eux « se taisent » et « se tassent ». Pis, alors qu’il espère la reconnaissance dévolue à Dieu, on se moque vertement de lui. Ses collègues et le directeur lui-même lui conseillent d’appréhender différemment les choses, ce dernier proposant de remplacer les sorties au théâtre par de la lecture de bandes dessinées !

Poussé à bout, le professeur commet « un geste déplacé », acte désespéré dont la cause est « une maladie professionnelle ». Il ne pouvait plus supporter de se rendre jour après jour dans cette sorte de zoo peuplé d’étranges animaux : une classe de terminale. Au sortir de son aventure, son plus grand souhait est finalement exaucé, puisqu’il se retrouve devant un « vrai public ».

Patrick Lapp est celui qui interprète ce personnage, déroulant devant nous les affres de sa charge. Dans son costume de velours, il transpire le labeur de cette fonction, qu’il anime admirablement malgré les quelques imperfections du texte. Le décor quant à lui, tout comme le sont les jeux de lumières, reste minimaliste ou simpliste, selon le point de vue. En effet, deux chaises et un bureau placés dans une scène à la couleur de charbon composent, en tout et pour tout, les accessoires mis à la disposition de l’acteur.

Enseignant(e)s en service ou à la retraite, aussi bien qu’élèves d’hier et d’aujourd’hui, se reconnaîtront au travers des récits de L’Enseigneur, qui sera encore joué au Théâtre Le Poche jusqu’ au 19 juin.

Texte: Michael K.

 

Une danse entre la folie passionnelle et les amours perdus

Sous un soleil radieux après le déluge de la veille, rien n’arrêtera les festivaliers à venir découvrir cette véritable surprise musicale, composée de quatre Irlandais.

Dans leur monde dit « Parfait » (comme le veut titre de leur premier album, In a Perfect world), ils ont de nombreuses histoires à nous dévoiler.

Au fil du concert, nous sommes entrainés dans des sons doux et mélodieux. Jason, le bassiste, et Mark, le guitariste, font en plus les choristes sur les refrains de toutes les chansons.  Le discret batteur du groupe, Vinny,  accompagne le groupe sur un rythme pop rock indépendant.

L’ambiance calme et intimiste nous plonge directement vers des sentiments qui nous tiennent à cœur. Steve, le chanteur,  vit son concert de l’intérieur, toujours  attaché à ses textes écrits autobiographiques, rattrapé ainsi par ses émotions les plus profondes. Les différentes chansons nous emportent dans le cycle de vie d’un amour: la rencontre inespéré au moment inattendu, la jouissance de penser avoir trouvé son âme sœur, la construction d’un avenir à deux, la passion qui se fane et le doute qui s’installe, les au-revoir incompréhensibles,  le vide et le manque de l’autre, le souvenir des beaux jours et l’envie de retrouver ce qui nous a échappé.

Enchainant les titres, Steve bredouille quelques mots en français avec son accent dublinois. Certaines chansons sont plus dynamiques que d’autres  comme «  Big Bad World » où Il nous parle de la vie remplie de doute et qu’il ne sait pas ce que l’avenir lui réservera. Dans « High Hopes, il nous rappelle qu’il ne faut jamais désespérer et qu’un arc  – en  – ciel viendra pointer son nez un jour ou l’autre.

Kodaline nous offre à la fin du concert le magnifique succès « All I want ». C’est principalement cette chanson qui m’a fait connaître ce groupe une année plutôt. Cette musique déchire à chaque fois les cœurs déjà tristes reliant l’échec amoureux et l’interprétation de ce sentiment sur cet amour passé.  Le chemin est impossible lorsqu’on veut retrouver à tout prix ce que nous avons perdu.

On vit la vie en réalisant nos rêves et parfois, on fait un cauchemar, on le digère et ensuite, le rêve continue.  La digestion est juste quelques fois plus longue que prévue.Cela prendra le temps qu’il faudra car une vie sans amour ne vaudrait pas la peine d’être vécue ! Et c’est un beau moment de partage et d’émotion que Kodaline nous a offert!

Texte: Jenny Raymonde

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