Le Mois du film documentaire à Genève

Venez découvrir le du Mois du film documentaire au Muséum d’histoire naturelle de Genève ! Deux films ont remporté le prix du public, et seront projetés le 27 février :

Océans, de Océans
Film qui raconte la vie en mer, et où le spectateur se retrouve parmi les poissons. Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, au cœur des océans et de leurs tempêtes. Océans s’interroge sur l’empreinte que l’homme impose à la vie sauvage.
Réalisation: Jacques Perrin et Jacques Cluzaud; production: Galatée films; 2010; 103′.

Arktos: Le voyage intérieur de Mike Horn
Pendant 24 mois, Mike Hor effectue en solitaire et sans moyens de transport motorisés un périple de 20’000 km autour du cercle polaire. Il se déplace à pied, à ski, parfois aidé par un kite (cerf-volant), en bateau à voile, en canoë, tirant derrière lui un traîneau de plus de 200kg.
Réalisation: Raphaël Blanc; production: Artemis Films Productions; 2005; 52′.

Le public est invité à venir voir (ou revoir) ces deux films au Muséum d’art et d’histoire :

 Arktos: Le voyage intérieur de Mike Horn à 13h30 en présence de Mike Horn et du réalisateur Raphaël Blanc qui répondront aux questions du public à l’issue de la projection et Océans à 15h.

L’entrée est gratuite : profitez-en !

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Dinosaur Jr, aux Docks le 13 février prochain!

Nostalgiques des années guitare, ne manquez pas cette occasion!

Les leaders américains du rock alternatif, Dinosaur Jr. s’invitent aux Docks mercredi soir! Distorsion et longs solos de guitare seront au rendez-vous.

Le groupe présente son nouvel album, I Bet On Sky, petit bijoux flirtant avec le hardcore et la pop music, enrobé du grain caractéristique de la voix de J Mascis.

Au sommet de leur forme, Barlow, Murph et J Mascis vous donnent rendez-vous pour un concert du tonnerre, mercredi 13 février aux Docks de Lausanne!

Dinosaur_JR©Brantley Gutierrez

Infos et réservations.

Prix de Lausanne : a men’s year

De la surprise, de l’émotion, à l’occasion du 41ème Prix de Lausanne.

Dans les coulisses, la tension est palpable. Une vingtaine d’adolescents s’échauffent, s’étirent ou écoutent de la musique sur le lecteur MP3 : sac à dos, baskets, bandeaux… Des adolescents comme les autres, à un détail près : ceux-ci sont assis en grand écart et s’apprêtent à participer à la finale du 41ème Prix de Lausanne.

La concentration tend les visages, il est temps pour un dernier regard dans la glace avant le passage sur scène.

23 nationalités étaient représentées par les participants cette année, et parmi les finalistes, on comptait un nombre impressionnant de jeunes hommes : 14 contre 6 demoiselles!

Chaque finaliste était amené à présenter une variation classique et une variation contemporaine sur des chorégraphies de Goyo Montero, Jorma Elo ou encore Didy Veldman, révélant ainsi sur scène deux manières d’être sensiblement différentes. Chose troublante que l’immense maîtrise du corps démontrée par ces jeunes talents : s’ils ont entre 15 et 19 ans, ces adolescents donnent une impression de maturité épatante.

Après le concours, le jury, dirigé par Frank Andersen, se retire pour délibérer, laissant place aux élèves du Houston Ballet II, pour un court spectacle (A dance in the garden of mirth). Si le charme des danseurs est indéniable, souligné par des costumes légers,  noir et strass à volonté, il faut mettre un bémol quand au goût musical des directeurs… Répétitive, criarde et vieillotte, la musique n’a pas su porter les gestes des danseurs, pourtant si enthousiastes.

Finalement, arrive la remise des prix, au grand bonheur du public. Le jeune Adhonay Silva a, du haut de ses 15 ans, décroché le premier prix, ainsi que le prix du public. Une double victoire, que le jeune homme en habits d’arlequin reçois entre deux larmes de joies.

Finalistes Prix de Lausanne 2013 ©John Hottinger

Quant aux autres bourses, elles sont décernées aux Chinois Jinhao Zhang  et Wentao Li , au Canadien Cesar Corrales, à l’Australien Joel Woellner, au Japonais  Masaya Yamamoto, au Portugais Francisco Sebastião et à la seule lauréate du jour parmi tous ces jeunes hommes, la Brésilienne Leticia Domingues.

Leticia Domingues a définitivement capté l’attention du public et du jury : beaucoup de caractère, de précision, d’originalité et de féminité, les ingrédients nécessaires pour rivaliser avec ses homologues masculins!

1913 – la Comédie de Genève, entre souvenir et création

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs : bienvenue dans notre Comédie ». C’est en ces mots qu’Ernest Fournier, directeur de la Comédie de Genève en 1913, accueille le public dans l’entrée du bâtiment. Les cadets ouvrent les festivités sur scène, avant de céder la place aux acteurs principaux du souvenir historique : sont présents la femme de M. Fournier, son architecte, ainsi que Viollier, personnage social par excellence. Puis L’Auteure apparaît sous les traits d’une jeune femme évanescente (l’excellente Sabrina Martin) : la mémoire de la Comédie raconte. Elle raconte l’envie d’un théâtre pour tous, la difficulté à dépasser les préjugés, à repenser l’art dramatique.

En 1913, on répète « Le Prince d’Aurec » sur une scène en chantier. Tout est à construire. La création de la Comédie se joue désormais en un soir. La création de la Comédie, c’est à la fois une histoire d’architecture, de théâtre, de questions pratiques – tels ces arbres inopportuns placés devant l’entrée et que la commune refuse d’abattre. La création de la Comédie, c’est avant tout une histoire de société. À l’aube des conflits qui font et défont l’Europe du 20ème siècle, les frontières entre classes sociales explosent pour mieux se définir.

100 ans plus tard, le renouveau s’impose, une fois de plus. En construction sur la place de l’ancienne Gare des Eaux-Vives, la Nouvelle Comédie apparaît en filigrane dans la pièce, à travers le décors et quelques allusions discrètes. En 1913, Jacques Copeau portait à bout de bras la volonté de l’art social, annonçant un bouleversement du rapport au théâtre voulu – peut-être malgré lui – par Ernest Fournier. En 2013, le futur reste à écrire. Sur scène, les personnages s’effacent et les cadets reviennent. Et si le destin de la Comédie n’était qu’un éternel recommencement?… L’avenir le dira.