L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains

Au Petit Théâtre de Lausanne, d’une scène en planches de bois renait à chaque représentation un décor poétique et absurde pour un morceau de vie qui l’est tout autant, comme nous le souffle son titre: « L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains », à voir dès 7 ans.

Texte: Katia Meylan

Photo: Philippe Pache

Parce que dans les histoires les personnages apparaissent toujours en premier, un homme et une femme déposés là attendent qu’un écrivain leur donne quelque chose à dire, à faire… le problème est que ce dernier ne semble pas très inspiré. L’homme, bavard et impatient, comprend rapidement qu’ils devront se débrouiller seuls. À coup de réflexions entrecoupées d’injonctions de la femme, faisant littéralement avec ce qu’il a sous la main (ou les pieds), il commence par construire deux chaises, et une table qui leur tiendra lieu de toit.

Si l’on n’a pas à manger, il suffit de faire les gestes. Si l’on se sent seul, on peut faire signe au voisin… (« Il va construire un voisin aussi!? » s’exclame un enfant en voyant l’homme s’emparer d’une nouvelle planche). Mais est-ce un voisin ou un arbre? Est-ce qu’ « il y a toujours un moment où il faut envisager la guitare », même si notre chère et tendre est contre l’idée? Et ces enfants qui sont apparus dans le grenier, comment sont-ils arrivés ici? Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire avec eux maintenant qu’ils sont là… une dictée?

Selvi Pürro et Matthias Urban. Photo: Philippe Pache

Le texte de Philippe Dorin, Molière du meilleur spectacle jeune public 2008, est « du vrai Beckett pour enfants », nous dit le metteur en scène et comédien Matthias Urban, et ce qui était une impression floue jusqu’alors nous paraît comme une évidence.

Il fait le choix de rester près du texte, qu’il rythme par une mise en scène dynamique: les personnages restent sur scène tout au long de la pièce et se débrouillent avec ce qu’ils y trouvent (contrairement aux indications didascaliques), une contrainte qui va modifier l’espace peu à peu. Les moments plus explosifs d’inspiration constructrice ou musicale  en compagnie de Johnny Cash contrastent joliment avec la poésie cyclique quand tombe la neige, quand le soleil se couche d’un  mouvement du plat de la main.

Dans la pièce, les personnages qui ont des enfants sortent de scène pour vivre leur rêve. À L’Agenda, on n’a pas d’enfants, mais on est tout de même entré avec délice au Petit Théâtre pour rêver un autre univers.

L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains
Dès 7 ans
Au Petit Théâtre de Lausanne jusqu’au 18 novembre

www.lepetittheatre.ch

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Le Coach

Le coach, cette créature à part entière, dynamique avec ses baskets, est souvent confondu avec un psy, un médecin, un ami. Difficile d’en donner une définition, nous allons essayer quand même: Le coach offre différentes méthodes d’accompagnement basées sur la confiance mutuelle afin de retrouver une harmonie dans un cadre privé ou professionnel grâce à la mise en place de nouveaux réflexes. La comédie de Bruno Bachot « Le Coach » en présente un beau spécimen, à voir jusqu’au 1er décembre à l’Uptown Geneva.

Texte: Jenny Raymonde

Tyrannisé par son chef, amoureux de sa collègue Vanessa, Patrick n’aime pas les conflits et il fait tout ce qu’il faut pour que son entourage soit satisfait de lui. Éternel incompris, il aimerait que les choses changent mais ne sait pas trop par où commencer… et pourquoi ne pas faire appel à un coach?

Questionné avec humour lors de la séance de démarrage, Patrick fait ressortir ses traits de personnalité pour permettre à son coach, le dénommé Assuérus Chêne, de mieux le cerner. En se donnant la réplique, le duel coach-coaché emporte les éclats de rire du public.
La posture de coach naturelle de l’acteur et de l’auteur de la pièce, Bruno Bachot, peint une partie de l’univers de son quotidien.

Les pratiques de coaching ne manquent pas pour donner un coup de pouce à Patrick dans la réalisation de ses objectifs personnels: prendre confiance en soi et s’affirmer autant dans sa vie personnelle que professionnelle. Le coach ne décide pas à la place de son client, il lui souffle des pistes à prendre ou à laisser, c’est finalement lui qui aura le dernier mot, même si il ne s’appelle pas Jean-Pierre.
Patrick prend peu à peu de l’assurance et commence à entreprendre différentes actions auxquelles le public ne s’attendait pas.

La mise en scène de la pièce se présente avec un décor classique fait de trois tables, deux chaises et un porte-manteau. La complicité entre les quatre comédien·e·s se fait sentir tout le long du spectacle. Ils échappent de justesse à un fou rire dans leurs répliques respectives.

L’accompagnement d’Assuérus Chêne portera-t-il ses fruits? Pour le savoir, il vous suffit d’aller voir la pièce « Le Coach », jouée tous les jeudis, vendredis et samedis à 21h jusqu’au 1er décembre à l’Uptown Geneva.

www.uptown-geneva.ch

Que fait-on avec les morts?

S’il y a une profession dont la réalité reste assez obscure à nos yeux, c’est bien celle de croquemort. C’est peut-être la raison pour laquelle Denis Maillefer a décidé d’aller travailler et s’immerger dans une entreprise de pompe funèbre. Fort de cette expérience, il a mis en scène « Mourir, dormir, rêver peut-être », un spectacle étonnement authentique et touchant.

Texte: Maëllie Godard

Photo: Magali Dougados

Dans la fastueuse salle de la Comédie de Genève, c’est un dispositif assez sobre qui est installé. Sous la lumière blanche de néons suspendus, des employé·e·s de pompe funèbre habillent et arrangent avec minutie la dépouille de deux défuntes. Au cours de cette cérémonie silencieuse, ils·elles finissent par prendre la parole et raconter avec beaucoup de pragmatisme et de tendresse leur métier, leur vie. Ils·elles révèlent ainsi leurs « trucs » pour supporter l’odeur, retirer les bagues, être sûr·e que les mains restent en place dans les cercueils. Ils·elles tentent aussi d’exprimer ce qui leur plaît dans ce métier; comment certains enterrements, certaines personnes en deuil les ont marqué·e·s, ou à quel point il peut être difficile d’assumer cette profession.

Grâce à un dispositif vidéo percutant, le public découvre en détail le visage des quatre personnages. Ils·elles expliquent en direct et avec plein d’émotion et de douceur de ce qui leur manquera lorsque la vie sera terminée pour eux.  Et qu’ils mentionnent la poésie, les fleurs d’abricotier, la fondue ou la sensation du touché, le superbe travail des acteurs rend chacune des ces figures terriblement belles et sincères.

On peut également saluer la participation discrète d’un pianiste: il assaisonne les actions et les confessions avec beaucoup de subtilités. Loin de tirer lourdement sur la corde tragique, il commente, accompagne des paroles ou des gestes qu’on imagine entourés de silence. 

Photo: Magali Dougados

C’est frappant à quel point l’appellation de théâtre documentaire est juste; et dans le plus beau sens du terme. Sans chercher à produire un divertissement sensationnel avec un schéma narratif complexe, ou des comportements extrêmes, ce spectacle offre à voir le quotidien et l’humanité de personne dont on oublie souvent l’existence. Il donne voix à leur témoignage ; renseigne sur une profession, et plus généralement, sur ce qui entoure cette étape cruciale de la vie: la mort.

On peut pleurer certainement, on peut rire, s’étonner, voire mourir, dormir ou rêver peut-être, mais une chose est certaine, c’est une belle expérience que ce moment de théâtre.

Mourir, dormir, rêver peut-être

Jusqu’au 21 octobre à la Comédie de Genève

Retrouvez les informations sur www.comedie.ch/fr/mourir-dormir-rever-peut-etre

La résistance thermale au POCHE/GVE: les bains à ceux qui prennent la tasse

Le POCHE/GVE ouvre le bal de la saison 2018-2019 avec « La résistance thermale », du jeune auteur autrichien Ferdinand Schmalz, mise en scène par Jean-Daniel Piguet. Dans une station thermale des Alpes, nul n’échappe à la dictature du wellness. Alors que l’administratrice de l’établissement est en train de négocier le rachat de la station par une entreprise de sodas, la maître-nageuse, idéaliste et un peu trop impliquée dans son travail, trouble ce petit monde par ses envies de révolution et tente de rallier à sa lutte les curistes anesthésié·e·s par l’excès de bien-être… Le POCHE/GVE nous offre une « farce révolutionnaire » (selon les mots de l’auteur), qui, sous ses airs de satire grinçante, stimule l’imagination du spectateur par une mise en scène ludique et sensorielle. L’Agenda a eu la chance d’assister à une répétition, et vous fait part en avant-première de ses impressions.

Texte: Emmanuel Mastrangelo

Photo: Samuel Rubio

Une montagne de draps d’une blancheur immaculée, comme un iceberg. Des êtres humains paresseusement étendus, enroulés dans ces draps, comme des mollusques sur un rocher solitaire. La lumière est apaisante, les échos feutrés, l’ambiance est au délassement, dans une douceur informe et primordiale. Le bord de la scène est celui d’une piscine, comme si le spectateur était plongé malgré lui dans les profondeurs moites et brumeuses que constitue le monde fermé d’une cure thermale.

Ces êtres, curistes de l’établissement, s’abandonnent entièrement au confort dans lequel ils se dissolvent, confondus dans des linges indistincts, flottants comme dans un rêve. La polyphonie de leurs paroles se dévide en petits bouts de phrases décousues, en répliques qui ne se répondent pas; parfois ils parlent d’une seule voix. Leurs discussions manifestent l’obsession des détails dérisoires, les soucis hygiéniques, digestifs, physiologiques, comme s’ils étaient réduits à leurs fonctions végétatives. Comme le chœur des tragédies antiques, ils énoncent avec lucidité, du tréfonds de leur léthargie, les menaces qui pèsent sur leur prison de bien-être. En cure depuis on ne sait combien de temps, ils redoutent une perturbation extérieure, un « autre » qui viendrait troubler leur harmonie.

Photo: Samuel Rubio

Tel n’est pas le cas de Hannes, le maître-nageur. Dès l’entame de la pièce, il interpelle le·la spectateur·trice; le linge blanc est pour lui un uniforme, une responsabilité qu’on endosse. Il dérange l’ambiance feutrée en hurlant sa vérité face au public, pris à partie. Car il refuse l’exclusion de certain·e·s au nom d’une pureté à préserver.

Lorsque les autres personnages, employés de l’établissement, font leur apparition, ils émergent littéralement de l’informe, par une belle idée scénique. Au contraire des curistes, ils ne perdent pas pied; leur réalisme, cynique, se plie aux lois du marché. Ils rejettent l’idéalisme dont fait preuve Hannes.

Une nageuse survient; Hannes, par un excès de zèle, l’interpelle à propos du règlement, comme s’il tentait de la sauver contre son gré. Réprimandé pour cela, Hannes radicalisera son envie de révolte, qui perturbera le confort des curistes comme une tache rouge vient souiller la blancheur des linges. Car la nageuse représente la société intéressée par le rachat de l’établissement. Entièrement motivée par le souci de la rentabilité, elle parle d’une voix robotique, la voix déshumanisée de la recherche du profit au mépris de l’humanité.

La lutte qui prend forme ici se place sur le terrain du langage: entre le discours mécanique du mercantilisme et la parole informe des pensionnaires passifs, tente de se faire jour, par le personnage de Hannes, un mot d’ordre, une exigence d’idéal. Mais ce cri de révolte peut-il se faire entendre?

Dans leur enfer de confort, les curistes sombrent et boivent la tasse. La guérison promise, corporelle et spirituelle, ressemble plutôt à une aliénation. Ils·elles évoquent tantôt des invertébrés échoués, tantôt des naufragé·e·s sur un radeau. Ils·elles  se traînent, sans but, à peine vivants, et leurs draps prennent l’apparence de linceuls. Ces curistes, finalement, ne nous ressemblent-ils pas, à nous spectateurs·trices, à la fois soumis·es à la société de consommation qui nous étouffe dans la dictature du bien-être, et appelé·e·s à une révolte pour laquelle nous refusons de quitter notre confort rassurant?

La résistance thermale
POCHE /GVE

Du 15 octobre au 16 décembre

www.poche—gve.ch

καθαρη πολη / Clean City

« C’est ça. C’est ça la Grèce », convient un spectateur à mes côtés, s’essuyant les yeux alors que les lumières se rallument.  La pièce a touché juste. « C’est ça », prononcé avec une pointe d’accent qui ne saurait cacher son hellénisme, c’est tous les moments de la pièce où les spectateurs ont ri. Dose d’autodérision pour certain·e·s, et pour les autres, la justesse comique d’une considération, la fraîcheur des personnages. Mais « c’est ça », c’est aussi la crise, les difficultés auxquelles grecs·ques et immigré·e·s se cognent. Avec « Clean City », les metteurs en scène Anestis Azas et Prodromos Tsinikoris observent une vingtaine d’années d’histoire de la situation économique et politique en Grèce à travers l’expérience personnelle de cinq femmes de ménage immigrées. 

Texte: Katia Meylan

Le point de départ de ces deux habitués du théâtre-documentaire a été de prendre au sens littéral les propos du parti d’extrême droite Aube Dorée, qui comptait « nettoyer la Grèce » de tous les immigrés. Alors ils ont rencontré celles et ceux qui nettoient la Grèce. Ils ont choisi plus précisément les témoignages de cinq femmes, architecte, professeure ou encore chanteuse, venues en Grèce depuis les Philippines, l’Albanie, l’Afrique du Sud, la Moldavie et la Bulgarie pour tenter leur chance, et devenues femmes de ménage.
Avec la collaboration de ces femmes, devenues comédiennes pour l’occasion, ils écrivent et mettent en scène « Clean City ».

Sur scène, chacune récite son texte, en rang ou disposée dans l’espace. Si leurs répliques rebondissent sur les mêmes thématiques (leur famille, la raison de leur venue en Grèce, leurs employeurs), elles ne semblent pas vraiment se répondre. Le paysage grec se constitue par pièces de puzzle. Le système défaillant de cotisation, le racisme, la connivence de la police avec l’extrême droite. Plus on en apprend sur ces femmes, plus le puzzle se complète. Plus la mise en scène semble les rapprocher, aussi. Enfin elles interagissent, singeant les personnages de l’histoire de l’une, corroborant les dires de l’autre. Au final, on retrouve cinq amies, soudées, dont les chemins se croisent ici, sur cette scène, dans la concrétisation de cette pièce.

Un petit manque  de punch – non pas dans les propos, bien au contraire! Mais parfois dans leur énonciation – et certains choix de mise en scène surprenants (pourquoi nous faire lire la définition de « pureté » défilant sur l’écran tel le générique de La Guerre des Étoiles?) sont aisément mis de côté, minimes par rapport aux différentes émotions que nous transmettent la sincérité et les récits de ces cinq femmes aux caractères bien trempés, et à la justesse du portrait d’un pays que l’on nous a brossé en 1 heure.

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« Clean City » s’inscrit dans le cadre de Lausanne Méditerranées, cycle d’événements culturels et de discussions initié par la ville de Lausanne en collaboration avec le Théâtre de Vidy et la Cinémathèque. Mettant en valeur la richesse culturelle d’une région,  les concerts et créations théâtrales programmés sont aussi des points de départ pour des débats autour de sujets politiques et sociaux actuels.

L’entreprise se démontre nécessaire puisque le public s’y presse, plus encore que lors de la première édition en 2017, dédiée au Maghreb: hier, les derniers spectateurs à entrer dans la salle pour « Clean City » devaient activement chercher les éventuelles places disponibles éparses. La représentation de ce soir annoncée complet également… avec toutefois une possibilité de guetter l’ « alerte places disponibles » sur le site du théâtre.

Pour cette dernière soirée du programme, le Théâtre de Vidy accueille également une lecture de l’auteure, chanteuse et metteuse en scène Lena Kitsopoulou sur le thème d’Antigone, suivie d’un concert de rébétiko en entrée libre dans le foyer.

www.vidy.ch/clean-city

Le Texte au théâtre

Le petit-déjeuner littéraire peut commencer. C’est dans une ambiance conviviale et élégante que commence le petit-déjeuner littéraire. Entre deux bouchées, le public s’apprête à écouter Daniel Mesguich parler de son essai « Estuaires ».

Texte: Sofia Marazzi

Autour d’un petit-déjeuner organisé par les rencontres Payot Librairies et l’Hôtel NH, où se déroulaient diverses manifestations proposées par l’Alliance Française de Fribourg, nous avons eu le plaisir de rencontrer Daniel Mesguich, que la Présidente de l’AFF Monique Rey a introduit avec beaucoup d’enthousiasme, présentant en quelques mots les diverses facettes de son parcours: son travail de metteur en scène, ses enseignements en tant que professeur de théâtre, et son œuvre d’écrivain.

L’auteur ouvre ensuite la rencontre avec la lecture d’un extrait de son livre: sa voix, le voit-on, est habituée à capter l’attention du public. Daniel Mesguich, aujourd’hui à Fribourg pour présenter son livre « Estuaires » paru en 2017 et qui recueille le fruit de 40 ans de travail, est tout d’abord un acteur animé par une grande passion pour les livres et le travail d’écriture. La lecture de sa préface au « Prince de Hombourg » qu’il a lui-même mis en scène, invite le public à un va-et-vient teinté de philosophie entre le spectacle qu’il s’apprête à voir et ce qui l’entoure: une sorte de mise en abîme de l’expérience du spectateur, entre réalité, scène et fiction.

Mais pour que cette réflexion prenne tout son sens, le public doit savoir qu’il est en train d’assister à une mise en scène, au lieu de se laisser transporter dans le monde qui est déployé sur les planches. Pourquoi insister sur ce paradoxe?

Le texte, selon Mesguich, est toujours présent au théâtre (qu’on le veuille ou non), et son rapport  avec nous (le public, les acteurs·trices, les metteurs·teuses en scène) est « fluctuant », notamment pour des raisons contextuelles. La responsabilité de l’acteur·trice est donc d’interroger le texte en profondeur et de créer un lien entre l’œuvre écrite et sa propre performance. L’onomatopée et la polysémie, notamment, auxquelles Mesguich allude sans les nommer, lui offrent la chance de « célèbre[r] » les mots et ainsi d’entendre toute la finesse d’un texte et de la restituer le plus fidèlement possible.

Ces acteurs·trices savent, quand ils·elles sont sur scène, qu’ils·elles sont en train de jouer, de montrer la mise en scène d’un texte, et que la leur n’est que l’une parmi les interprétations possibles, et le·la spectateur·trice, conclut Mesguich, doit ressentir et comprendre cette prise de conscience pour apprécier le spectacle dans toutes ses nuances.

Si habituellement ces rencontres se terminent par un débat ouvert au public, la discussion a déjà été suffisamment riche et Monique Rey nous convie ainsi à la séance de dédicace, où il est aussi possible, pour ceux qui ont découvert l’œuvre seulement aujourd’hui, d’acquérir le livre. Une occasion précieuse pour s’entretenir en personne avec l’auteur, malgré le peu de temps à disposition.

Tout au long de l’année, Payot organise de nombreux événements dans les cantons romands. Des occasions pour rencontrer des auteurs et des artistes, dans le cadre d’un salon ou d’un vernissage, assister à des conférences ou à des débats, et découvrir ou redécouvrir des œuvres appartenant à différents genres artistiques.

Appréciez-vous les arts visuels ou les arts vivant? Lisez-vous volontiers des BDs, des essais, des romans ou de la poésie? Consultez la liste de tous les événements et choisissez celui qui pourra éveiller votre curiosité! www.evenements.payot.ch