Nouvelle saison à l’Arsenic: modestie au service de l’art, et une légère tendance à ne pas planifier

Patrick de Rham, nouveau directeur de l’Arsenic, a présenté ce matin un tiers de sa programmation pour l’année 2017-2018. Le théâtre, connu pour son soutien envers les artistes contemporains émergents, ne connaîtra « pas de révolution mais une évolution ».

Texte: Katia Meylan

Patrick De Rham. Photo: Maxime Genoud

Simplicité et modestie, deux mots qui ont été utilisés à de nombreuses reprises par le directeur et par les journalistes présents. C’est aussi  l’impression que donne le nouveau visuel du programme: l’objet est peu coûteux, son contenu est clair et présente les spectacles au plus près, sans slogan ou tentative pour expliquer pourquoi c’est à l’Arsenic qu’il faut aller et pas ailleurs.
L’important: que « rien ne se mette entre les artistes et le public ».

 

Le directeur le dit lui-même, il ne s’est pas défini de style. C’est ce que proposent les artistes qui façonnera le futur proche et lointain de l’Arsenic. Même le mélange des formes d’art, plus que d’être la marque de fabrique du théâtre, est le fruit de « l’urgence des artistes ». C’est cette urgence aussi qui fait que le programme est annoncé par trimestre; certaines collaborations sont prévues sur le long terme bien sûr, mais on laisse aussi aux artistes la possibilité de réagir à ce qui les entoure.

« La Substance, but in English ». Photo: Beniamin Boar

L’évolution prendra plusieurs formes, et l’une d’elles est la diversification des formats. On aura du court, et aussi du très long. Notamment, « La substance, but in English », qui ouvrira la saison les 21 et 22 septembre, sera un spectacle de danse de 4h30, où le public pourra déambuler librement.

Le coup de cœur de Patrick de Rham semble être pour le one-woman show de Tiphanie Bovay-Klameth, « D’autres » , qui a déjà bien tourné dans les théâtres romands et continuera sur cette belle lancée pour la saison à venir. Le directeur décrit le spectacle comme un « chef d’œuvre, qui dépasse les limites du genre », qui allie humour et émotion et qui s’affine au fil du contact avec le public.

Cette programmation réunira de jeunes artistes mais accueillera également à nouveau des auteurs confirmés, que l’Arsenic a a aidé à faire éclore par le passé.

Pamina de Coulon, l’une des trois artistes en résidence

Quelques faits:

Nouveaux tarifs
Tarif normal: 15.-
Tarif réduit: 10.-

Le café de l’Arsenic sera ouvert tous les jeudis, vendredi et samedi, même les jours sans représentations, afin de faire vivre le lieu indépendamment de sa programmation.
On a eu la chance de goûter les gâteaux des nouvelles responsables du lieu lors de la conférence de presse… on recommande!

www.arsenic.ch

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Enfance miniaturisée: immersion au cœur de « Ma vie de Courgette » avec l’expo « On vous dit tout! »

L’Agenda est allé se promener à Carouge pour découvrir le making of et les coulisses du film acclamé de Claude Barras. Une exposition à l’atmosphère familiale, bien présentée et captivante, à visiter jusqu’au 20 août au musée de Carouge.

Texte: Chloé Brechbühl

Photo: Brian Leif Hansen

Même dans les tunnels du métro londonien, les cheveux bleus électriques de Courgette attirent le regard et les petites frimousses de ces personnages hors du commun que l’on peut voir sur les affiches font sourire. C’est avec fierté que l’on peut se dire que ce film « de chez nous » a traversé les frontières, et qu’il a ému le public à échelle mondiale, raflant plusieurs prix prestigieux de cinéma au passage. Alors naturellement, on a envie d’en savoir plus sur les secrets de fabrication de cette petite pépite cinématographique. D’autant plus lorsque l’on tente d’imaginer le travail gargantuesque que représente un tel long métrage d’animation.

Photo: Charlotte Desigaud

Tourné entièrement en stop motion, c’est à dire image par image, ce projet a pris dix ans à réaliser une fois mis sur pied par le réalisateur valaisan Claude Barras. Avec l’aide de la scénariste Céline Sciamma, il a adapté l’histoire du roman de Gilles Paris, « Autobiographie d’une Courgette ». Dans cette exposition complète et bien ficelée, vos pourrez découvrir comment le film a été construit étape par étape.

Des décors à l’enregistrement des voix en passant par la fabrication des personnages en pâte à modeler, le film dévoile tous ses secrets. Au delà de l’aspect technique, l’expo permet aussi de se replonger dans le petit monde de ces personnages si attachants, en regardant par exemple les story-board ou les accessoires miniatures créés pour le film. Vous apprendrez aussi les anecdotes surprenantes qui font la magie de l’univers de « Ma vie de Courgette ».

Photo: Charlotte Desigaud

Photo: Vanessa Riera

 

 

 

 

 

 

Si on vous en dévoilait plus, ce serait dommage. Allez donc découvrir cette exposition poétique au musée de Carouge jusqu’au 20 août, et apprenez-en d’avantage sur notre petit héros suisse aux cheveux bleus!

www.carouge.ch/exposition-actuelle-0