L’Agenda découvre The Last Moan…

À travers une guitare, une voix et une batterie, The Last Moan nous emmène en voyage : celui de deux jeunes musiciens et chanteurs, Gaëtan Nicolas (batterie) et Igor Métrailler (guitare/chant). Avec une spontanéité digne des auteurs de la Beat Generation, des influences artistiques qui nous transportent dans le temps et un EP sorti sous forme de vinyle en janvier dernier, le groupe nous embarque dans son univers, où indépendance et liberté règnent en maîtres. Odyssée d’un groupe prometteur.

Photo: Arnaud Ele

Photo: Arnaud Ele

The Last Moan, c’est du garage rock à l’état pur. Une émotion véhiculée par des riffs guitaristiques, une technique pointue de la batterie et une voix authentique. Influencés par les pionniers du blues, du rock et de la folk music, Igor (24) et Gaëtan (21) font revivre l’Amérique des années 1960. De leurs couleurs musicales jusqu’au nom du groupe, tout est synonyme d’aventure, de voyages en voiture sur une route sans fin.

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Découvrez la suite de l’article dans L’Agenda, disponible en kiosque dès le 1er mai et par abonnement !

Pour les impatients et les plus curieux d’entre vous, vous pouvez également écouter ce groupe très prometteur et commander leur vinyle ici…

http://thelastmoan.bandcamp.com/ ou https://mx3.ch/thelastmoan

Le nouveau vinyle de The Last Moan

Le vinyle de The Last Moan

… Et suivre leurs aventures et actualités ici: https://www.facebook.com/thelastmoan

Texte: Caroline Penzes

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Cully Jazz – Jazz meets Bach

Une gueule d’ange, de l’or dans les mains et un talent fou : Dan Tepfer ose l’impensable et bouscule le Temple de Cully en improvisant sur les Variations Goldberg de J.-S. Bach. Esquisse d’une soirée pas comme les autres, entre chien et loup.

Il faut s’avoir s’aventurer hors des sentiers battus pour saisir la douce splendeur du CJF. En milieu de semaine, le public est au rendez-vous, savourant la quintessence des dernières lueurs. Les quais se parent de bleu, puis les contours s’estompent. Seul le chuintement de la foule persiste, comme un voile sur la bourgade encanaillée.

JAZZ MEETS BACH

Photo: Cully Jazz

Les bancs du Temple craquent sous un public d’un autre âge. Bach a su attirer les férus d’un classique immuable, mais aussi les esthètes éclectiques et curieux. Le pianiste franco-américain Dan Tepfer va les surprendre – le mot est faible. Balayant le sacré, il marie jazz et classique, caressant les frontières de l’atonalité. Chacune des trente variations est doublée d’une improvisation, fidèle au thème, tellement surprenante. La pièce oscille, emmène le public aux confins du possible, le perdant parfois.

Il n’est plus de temps, il n’est plus de règles. Les Variations Goldberg ont revêtu leurs habits de jeunesse. Dan Tepfer interroge avec tact et justesse notre regard sur la Grande Musique. Un pari osé, une pirouette tendre et charmante, une bénédiction.

Texte: Ophélie Thouanel

Cully Jazz Festival – Phenomenal Jazz

Un dimanche soir à Cully. La nouvelle légende du jazz emmène sa troupe au bord du Léman. Le public l’ignore encore : Gregory Porter est beaucoup plus qu’une tête d’affiche. Deux heures de plaisirs ininterrompus. Immense.

C’est un colosse qui s’avance sur la scène du Chapiteau. Une présence presque divine. La salle retient son souffle, et la voix s’élève. Un timbre qui prend aux tripes, tout frissonne. Une conquête totale, sans forcer, en toute impunité.

« Call me G. » Un être surréaliste, dont les textes vous accrochent autant que les vibes. A ses côtés, le clavier velouté de Chip Crawford contraste avec la fougue concentrée du saxophoniste Yosuke Sato. Gregory Porter sait laisser l’espace nécessaire à ses acolytes, les soli s’enchaînent avec éclat.

Photo: Shawn Peters

Photo: Shawn Peters

On peut lire sur son masque rieur l’extase tranquille. Gregory Porter enchante, l’air de rien. Tout en lui respire la bonté. La salle jubile, réclame des rappels ; l’artiste revient, une fois, deux fois. Puis la voix s’éloigne, les musiciens s’éteignent à leur tour. En douceur, comme un baume sur nos âmes à vif.

Gregory Porter (Chant)  Chip Crawford (Piano)  Aaron James (Basse)  Yosuke Sato(Saxophone)  Emanuel Harrold (Batterie)

Texte: Ophélie Thouanel

Le mariage nuit gravement à la santé

A la suite d’une scène de ménage lors d’une surprise d’anniversaire pour un trentenaire, les spectateurs sont plongés directement au cœur de l’action dans cette comédie. Les quatre personnages mélangent les interactions en duel et en duo. Les répliques deviennent de plus en plus drôles au fil des rebondissements du spectacle.

Romain, fan de Michel Sardou, préfère rester à la maison et s’occuper des tâches ménagères telles qu’une « Desperate Housewife ». Il n’a jamais su dévoilé sa véritable vie à sa propre mère qui le jour de ses 30 printemps à décider de s’inviter pour fêter l’événement. De mensonges en catastrophes, il met tout en place pour éviter de la décevoir. Avec une aisance naturelle, il danse en rythme sur un des plus grand  tube de Michel Sardou.

Sophie, « Femme des Années 80 », adore son travail et son Romain. Elle rencontre pour la première fois sa belle-mère. Elle n’a pas de choix que de jouer le jeu dans lequel son compagnon l’entraîne même si le naturel revient vite au galop.

La maman de « Rominou », toujours là au mauvais moment au mauvais endroit, utilise le dialogue des jeunes pour bien se faire comprendre. Avant même de rencontrer la compagne de son fils, elle a déjà une bonne raison de ne pas l’accueillir les bras ouverts.

Jean-Luc, euh pardon, Jean-Pierre, le patron de Sophie a besoin d’elle pour lancer une nouvelle campagne de publicité «  chikichikiwawa ». Maître de l’improvisation, il profite de l’ambiance de la salle sans hésitations pour créer des vagues de rire généralisées à toute la foule.

La proximité des acteurs à maintes reprises avec son public offre une pièce unique et hilarante en son genre.

Si vous n’avez pas peur de rire durant tout le spectacle et comme cela ne nuit pas gravement à la santé, venez découvrir ce vaudeville, tous les jeudis, vendredis et samedis jusqu’au 30 mai à l’Uptown, rue de la Servette 2, 1201 Genève dès 19h30.

Texte: Jenny Raymonde

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Cully Jazz Festival – Colores

C’est un enchantement de reprendre la route du Cully Jazz Festival. Après la frénésie de l’ouverture, le premier samedi de l’édition 2015 a comme des airs d’empathie. Sublime comme toujours, la baie déploie ses charmes, pour une soirée sous l’égide de la Femme. Une promesse.

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Ylian Canizares illumine la scène du Chapiteau de sa jeunesse et de sa fraîcheur enjouée. Voix et violon s’entremêlent aux rythmes afro-cubains. Le mouvement est partout, dans chaque souffle, dans la moindre intention. Les titres de l’album « Invocacion » interpellent la salle, entraînée avec délice dans le rythme effréné d’un jazz originel, dont les racines légères et pourtant si profondes vous emmènent avec fougue et douceur. Une beauté sur la terre du jazz, comme un souffle d’au-delà sur les terres cullliérannes.

Plongée dans l’apnée de la foule. Les petites mains de l’ombre entament un ballet minutieux sur la scène du chapiteau. C’est reparti pour un tour de piste.

Ana Moura, dame en noir du fado, fait son entrée. Dans un jeu de lumière léché mais efficace, une silhouette incantatoire, telle une ombre de la voix, glisse sur la scène et appelle de son timbre eraillé la mélancolie d’un Portugal presque oublié. La salle frémit, un peuple en liesse se contient. La forme du fado prend aux tripes, entre tradition et frêle instantané. La soirée s’égrène au fil d’un temps immémorial, dont le souvenir fait vibrer la nostalgie de chacun. Un plaisir désuet, profond et délicieusement suranné.

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Ylian Canizares (voc, v)), Daniel Stawinski (P acoustique), David Brito (cb), Cyril Regamey (dms, perc), Inor Sotolongo (perc)

Ana Moura (voc), Angelo Freire (portuguese g), Pedro Soares (g), André Moreira (bg, db), Joao Gomes (kbd), Mario Costa (dms, perc)

Texte: Ophélie Thouanel