Oh boy, quelle saison!

Pour présenter sa nouvelle saison, le Petit Théâtre ne pouvait pas plus nous ravir: un spectacle en avant-première, un goûter sucré en présence du chocolatier Olivier Fuchs, un atelier dans la cour extérieure avec Haydé pour les enfants, et un apéro salé après que Sophie Gardaz nous ait parlé de sa programmation avec l’aide des metteurs en scène de la saison à venir.

Texte: Katia Meylan

Dans ce théâtre, on sent des liens forts, de famille ou d’amitié, on sent le plaisir de créer ensemble, l’envie de faire rêver, sans prétention. On s’y sent bien, en somme.
Et c’est parfait, car L’Agenda compte bien y retourner durant l’année, après cet aperçu de ce qu’ils nous préparaient!

Hier soir, 6 septembre, la saison a commencé avec « Oh boy! », mis en scène par Olivier Letellier d’après le texte de Marie-Aude Murail. La petite fille en moi qui avait lu et relu le roman dans les années 2000 a été émue de voir la pièce, 17 ans plus tard, et de retrouver ces personnages  qui nous font passer du rire aux larmes et surtout l’inverse.

« Oh boy! » c’est l’histoire de Barthélémy Morlevent, beau gosse de 26 ans, qui habite seul, qui a un petit copain, qui n’a pas de responsabilités et pas vraiment de famille. Jusqu’au jour où il se voit confier la tutelle d’un frère de 14 ans, Siméon, et de deux sœurs de 8 et 5 ans, Morgane et Venise. Les quatre Morlevent vont rapidement s’apprivoiser, s’attacher et se retrouver à devoir tout faire pour ne pas être séparés, par la juge des tutelles ou… par la maladie de Siméon.

Bart, interprété par le comédien Guillaume Fafiotte. Photo: Christophe Raynaud Delage

Le roman aborde une foule de sujets graves: le suicide, la famille recomposée, les enfants délaissés, la maladie, la mort. Mais il le fait avec un ton qui va droit au cœur. Il lance des petites balles d’humour, d’amour. Guillaume Fafiotte, seul sur scène, interprète l’histoire du point de vue de Bart. Un Bart désinvolte, qui place un petit rire entre chaque phrase avec sa voix de grand ado, il agacerait presque… mais il devient un grand frère tellement attachant!

Dans le roman, le thème de l’homosexualité n’est pas mis en évidence, il est juste là comme un fait. Fait que tous les personnages – sauf la belle-sœur Josiane – prennent pour acquis, que le lecteur prend pour acquis. Il est à peine plus accentué dans la pièce, par certains regards séducteurs que Bart lance aux garçons dont il parle. Le plus irrésistible tient dans la réplique de la petite Venise, qui demande un mari pour Ken, sa poupée Barbie.

Après avoir tourné depuis 2009, un peu partout et même aux États-Unis, le spectacle était là, au Petit Théâtre de Lausanne. Il y sera encore jusqu’à dimanche 10 septembre.

www.lepetittheatre.ch

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Voyager sans quitter Lausanne, avec le mythique Festival de la Cité

Cette 46e  édition du Festival de la Cité s’annonce haute en couleurs: du 4 au 9 juillet, sept scènes ainsi que treize lieux artistiques prendront la vielle ville d’assaut pour offrir une fois encore une myriade de spectacles aux festivaliers-ères.

Texte: Chloé Brechbühl

Lors de la conférence de presse mardi dernier, la directrice du festival Myriam Kridi, fière et enjouée, donne le ton de cette nouvelle édition avec trois adjectifs clés: la programmation de cette année sera pluridisciplinaire, métissée et audacieuse. Voici les ingrédients qui agrémenteront la recette, pourtant déjà bien équilibrée et goûtue, du magique Festival de la Cité. Un évènement annuel immanquable pour tout-e lausannois-e qui se respecte. Et pourtant, les organisateurs du festival ont émis le souhait d’attirer un public plus vaste, venu d’autres régions de Suisse, voire même d’ailleurs. Pour ce faire, les programmateurs se sont surpassés afin de dénicher des projets aussi originaux qu’éclectiques.

Comme de coutume, l’interdisciplinarité et la multiculturalité seront à l’honneur: les différentes disciplines des arts scéniques seront représentées de manière quasiment exhaustive avec de la musique, du théâtre, des performances, de la danse, du cirque, des marionnettes et autres surprises. Les artistes quant à eux, viendront des cinq continents, même si les organisateurs mettent un point d’honneur à présenter des talents suisses sur chaque scène afin de promouvoir la production artistique locale (ou du moins nationale).

Photo: Karol Jarek

Toujours entièrement gratuit, le festival propose cette année de faire vibrer son public avec six familles de programmation. La première catégorie – Engagée – est composée de spectacles et concerts étonnants, qui aborderont des sujets politiques avec créativité. La performance participative du suisse Christophe Meierhans par exemple, «Some Use for Your Broken Clay Pot», propose de repenser la démocratie à l’aide d’une nouvelle constitution, rédigée par l’artiste lui-même. Cette création théâtrale à la fois réaliste et subversive vise à lancer un débat afin de replacer la parole au sein de l’espace public.

 

Fête de l’insignifiance. Photo: José Alfredo

La deuxième catégorie – Dansante – fera quant à elle la part belle aux représentations festives. Le chorégraphe portugais Paulo Ribeiro présentera avec sa compagnie le spectacle «Fête de l’insignifiance», qui célébrera la beauté de relations humaines. La troisième famille, celle des Rêveurs & Rêveuses, réunit des projets audacieux tels que celui du jeune Radouan Mriziga: Dans sa performance «55», l’artiste fera de la cathédrale son espace scénique à l’aide d’une craie, utilisant son corps comme instrument de mesure.

La quatrième catégorie se nomme Puissants & Puissantes, et ne manquera pas d’étonner: Le Pont Bessières sera notamment le théâtre d’un affrontement musical entre un orchestre de Jazz et un ensemble baroque, dans le cadre du spectacle «L’Odyssée des Cuivres».

Le Festival se veut tout public: il y aura donc une cinquième famille, Easy Petzi, afin de combler les plus petits-es. C’est dans cette catégorie que se situe le projet «Carnet de Bal» de la Cie Madok: les enfants seront invités à confectionner des masques lors d’un atelier dans le jardin du Petit Théâtre, puis à porter ces derniers et à monter sur scène pour donner vie aux danses loufoques du livre de Mirjana Farkas.

La dernière catégorie réunira finalement des productions artistiques contemporaines sous la bannière Explorateurs & Exploratrices. Le collectif théâtral BPM traitera de manière humoristique le sujet de l’obsolescence, avec son spectacle «La K7».

Samba de la muerte, en 2016 sur la place de la Riponne. Photo: Marie Monod

Cherchant un équilibre entre art et festivité, le Festival ne manquera pas cette année encore de faire voyager l’imaginaire de son public avec de nouvelles découvertes artistiques. Amateurs de rock, passionnés de danse contemporaine, férus de théâtre participatif: le festival a tout pour vous plaire. La Cité, c’est de l’art plein la vue et plein les oreilles, un rendez-vous à ne pas manquer si vous n’êtes pas en vacances à l’autre bout du monde!

http://www.festivalcite.ch 

 

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