Il était une fois… Cendrillon décapitant sa marâtre

Le Conte des contes, c’est un recueil de contes populaires italiens assemblé par Giambattista Basile entre 1634 et 1636, soit un demi-siècle avant Charles Perrault et deux siècles avant les frères Grimm. Et à en juger par cette adaptation théâtrale, ils sont aussi bien plus violents et crus! Comment Omar Porras, qui a déjà démontré son univers onirique et coloré, s’est-il emparé du recueil?

Texte: Yohann Thenaisie

La métahistoire est posée par sept personnages hauts en couleurs: un extravagant narrateur empruntant à Gomez de la famille Adams, une femme fatale, un jeune garçon à l’air nigaud, une soubrette ténébreuse, un père à la pilosité faciale d’un loup-garou, un cuisinier métalleux aux paroles entravées par un masque et une gamine binoclarde je-sais-tout. L’enjeu, c’est de sortir le jeune garçon de sa torpeur par le remède… des contes! Cette structure permet de naviguer d’un conte à l’autre. Mais au fil de la plongée, la métahistoire se délite de plus en plus et ses contours deviennent flous… Le parcours se fait sans itinéraire, au gré des chahuts des courants divers. On barbotte gaiement dans le monde du gag, avec des effets comiques de chœur et des chansonnettes infantilisantes. Soudain, une créature nous entraîne par le fond pour une violente plongée dans le glauque, le morbide, inspirée du théâtre parisien du Grand Guignol. Des bêtes décharnées. Du viol. De l’inceste. Des membres tranchés. On nage en eaux troubles… les personnages disparaissent, se dédoublent, les histoires se mélangent. Le manque d’oxygène laisse progressivement place au délire, et le style transitionne à la comédie musicale, au cabaret burlesque avec son lot de paillettes. À la question: « À quelle sauce présenter ces contes? », le spectacle répond par: « Toutes! ».

Photos: Mario Del Curto

Le jeu d’acteur est excellent – une belle place étant faite à Philippe Gouin tenant le rôle du narrateur. Les comédien·ne·s démontrent leur polyvalence en chant, slam, danse et instruments, et le rythme est supporté par la musique composée pour le spectacle par Christophe Fossemalle. Comme toujours, Omar Porras apporte une grande attention à l’esthétique, à l’atmosphère dégagée par l’ensemble des costumes, accessoires, lumières et effets spéciaux.

C’est un beau monstre à plusieurs têtes, plusieurs styles, et plusieurs histoires qui a été mis au monde après la gestation prolongée imposée par la pandémie. Un monstre qui donne nous fait rire, mais nous donne aussi envie de vérifier sous notre lit le soir…

Suite aux mesures prises le 28 octobre par le Conseil Fédéral, la pièce sera jouée au TKM jusqu’au 1er novembre (au lieu du 22 novembre), avec une limite de 50 spectateur∙trice∙s par séance: www.tkm.ch/representation/le-conte-des-contes-2/

Puis au Théâtre de Carouge du mardi 12 au dimanche 24 janvier 2021:
theatredecarouge.ch

Angoisse à Vidy: La Possession ou le cauchemar de n’être plus soi-même

Jusqu’au 31 octobre, le Théâtre de Vidy présente La Possession de François-Xavier Rouyer. À l’heure où les animations macabres d’Halloween, qui essaiment en général à cette période de l’année, succombent les unes après les autres aux restrictions sanitaires, la grand-messe annuelle du frisson se tiendra cette année sur les planches. Sous une lumière blafarde, la pièce de Rouyer se déploie lentement comme un monstre tentaculaire, pour donner corps à l’une des angoisses humaines les plus profondes: la perte du moi, aspiré par un corps étranger, rongé de l’intérieur par une force hostile. Avis aux adeptes de sueurs froides…

Texte: Athéna Dubois-Pèlerin

« Je voudrais savoir s’il est possible d’épouvanter au théâtre, de faire dresser les cheveux sur la tête comme cela arrive parfois au cinéma ou dans la vie », s’interroge l’auteur et metteur en scène. Depuis sa genèse littéraire, le genre dit « d’épouvante » a pour vocation de mettre au jour nos terreurs primitives, dont la plus fondamentale est sans doute la peur de l’altérité menaçante, quelle que soit sa forme. Le fantasme spécifique de la possession a été exploré tant de fois à l’écran qu’il est devenu l’un des principaux ressorts du cinéma d’horreur: l’imaginaire collectif est hanté (c’est le cas de le dire) par des scènes d’Alien ou de L’Exorciste, qui figurent une invasion – matérielle ou psychique – du corps, espace intime supposé jusque-là inviolable.

S’il reste plus difficile d’effrayer sur les planches qu’à l’écran (effet de réel oblige), transposer cette thématique-là sur la scène s’impose presque comme une évidence, le théâtre étant l’art de la possession par excellence. Transfiguration du comédien, métamorphose de la comédienne, qui exécutent dans la chair cette « expérimentation éternelle d’être autre, […] de se dédoubler ». L’interprète se laisse posséder par son personnage, qui se voit à son tour possédé par une puissance qui le subjugue. Délicieux vertige de la mise en abyme théâtrale.

Photo: Samuel Rubio

L’intrigue de la pièce est aisément résumée: une femme, mal dans sa peau, décide de prendre possession d’un autre corps. Mais on ne brise pas impunément le lien qui unit un corps à son esprit… Et c’est bien là que repose la charge horrifique de la pièce, brillamment emmenée par un casting des plus affûtés. Au-delà de la performance impressionnante des comédiennes, qui se métamorphosent sous nos yeux, on se sent saisi∙e de malaise à la vue de ces êtres vidés de ce qui faisait leur singularité un instant auparavant. Corps parasité par une conscience qui n’est pas la sienne, esprit piégé dans une enveloppe qu’il ne reconnaît pas, carcasse humaine abandonnée à l’état de coquille vide: on s’étonne soi-même de constater à quel point l’indivisibilité du corps et de l’âme répond à une loi naturelle, qu’il est angoissant de voir enfreindre. La scission est vécue comme une mutilation, et perçue comme telle par le spectateur, qui ne peut que s’interroger sur sa propre essence – et se laisser gagner par la peur de la perdre. N’est-ce pas là la fonction d’une excellente œuvre d’horreur: susciter l’introspection par le biais de l’épouvante?

La Possession
Jusqu’au 31 octobre
Théâtre de Vidy
www.vidy.ch

Vous êtes ici (2): Comment se réinventer après une catastrophe?

La rue du Cheval-Blanc à Genève est agitée ce soir. Faute de pouvoir se retrouver serrés les un·e·s aux autres dans l’espace restreint du POCHE, les nombreux·ses spectateur·trice·s discutent allègrement dans la ruelle. Bientôt, ils gagneront leur siège rouge, et tenteront de se replonger dans l’univers parallèles qu’ils ont quitté à la fin du premier épisode de Vous êtes ici.

Texte: Maëllie Godard

Dans l’immeuble genevois, le sol n’est plus droit, et on s’ennuie, on regarde dans le vide, on se laisse happer par le visage des disparu·e·s, on essaie d’imaginer un nouveau futur. Qui sait ce qu’il se passe dans la tête de tous ces personnages au regard vide et fatigué? Comment se réinventer dans la tempête, comment faire le deuil de celles et ceux qu’on n’envisageait pas perdre si tôt ?

Photo: Samuel Rubio

Lucas est tiraillé. Il aime sa fille, veut être présent pour elle. Mais il voit aussi dans l’avènement de ces failles l’ultime opportunité d’utiliser une caméra, et d’offrir son regard à la société. C’est important pour les gens d’aujourd’hui et demain de voir ce qu’il se passe en ce moment.

Sa femme médite la mort de sa sœur, et essaie de comprendre les écrits qu’elle a laissés derrière elle sans explication.

Mad est hantée par Joao, son amoureux mort dans la faille. Elle refuse à être comparée à sa mère. Elle veut partir, dieu sait où. Elle est enceinte.

On rencontre aussi le propriétaire de l’immeuble. La situation inédite questionne son rôle, est-ce que la terre n’appartient jamais à quelqu’un? Quels sont ses droits sur les vies des personnes qu’il héberge, sur leur décision?

Les jeunes du 6e ont trouvé des champignons qui produisent de la lumière. Ils continuent à chercher des manières justes de partager le monde qui arrive. Ils s’affrontent et se heurtent aux autres générations moins flexibles au changement.

Miguel le concierge et la mère de Mad apprennent à se connaître, à se plaire. Est-ce juste le désespoir et la solitude? Peu importe au final.

Après la catastrophe, il faut apprivoiser le temps. Se familiariser avec les heures qui s’étirent. De nouvelles préoccupations ont remplacé les anciennes. Aujourd’hui on se demande comment trouver des médicaments, s’il faut ou non se faire vacciner, des obligations remplacent ce qui était avant des choix.

Photo: Samuel Rubio

Malgré des horizons et des projets différents, les personnages se rejoignent à un moment de l’épisode pour chanter ensemble. Ils chantent l’amour, mais aussi la difficulté de l’exprimer. Il existe des choses qui les rassemblent. J’ai pensé en les regardant que c’est tout naturel que certaines religions encouragent leurs fidèles à chanter ensemble. C’est une manière de partager les mêmes mots. Au lieu de se heurter, les différences au sein du groupe l’enrichissent. La musique comme une force fédératrice. Chacun·e y met de son humanité, se laissant porter par la musicalité et la force du groupe.

On aimerait mieux entendre, mieux connaître, mieux écouter chacun·e de ces individu·e·s, mais le temps manque. Les humains sont multiples. Leurs histoires sont complexes, et même si l’urgence exacerbée par les failles pousse les personnages à se réinventer sous nos yeux, il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir.

Prochain épisode:
Épisode 3: Les Voyages
Du 3 au 8 novembre
Théâtre de l’Usine, Genève

Pour en savoir plus au sujet de Vous êtes ici:
Le site: www.vousetesici.ch
L’article dans L’Agenda: www.l-agenda.online/vous-etes-ici

Vous êtes ici (1): Le début d’une longue histoire

La pluie a coupé court à l’été qui se prolongeait. Le froid s’est immiscé dans nos vies par surprise. J’ai les doigts froids en saisissant le billet qu’on me tend à l’entrée. Vous êtes ici. Moi je suis au Théâtre de l’Orangerie, un vendredi pluvieux de septembre et j’attends avec impatience de pouvoir gagner la chaleur des murs du bâtiment.

Texte: Maëllie Godard

Imaginer une série théâtrale: le pari est périlleux. Le théâtre a des codes différents du cinéma. Le temps s’y écoule autrement. Chaque pièce doit à la fois se suffire à elle-même et nourrir l’histoire. Mis en scène par Marion Duval à partir d’un texte de Claude-Inga Barbey, La chambre à lessive est le premier épisode de la saga théâtrale Vous êtes ici, un projet d’envergure.

L’histoire commence dans le sous-sol d’un immeuble genevois, où trônent des machines à laver et un système sophistiqué d’étendoir. Lukas veut y filmer son voisin Sandro pour une interview. Par la suite, les habitant·e·s, le concierge, et des gens de passage vont se croiser. On fait la connaissance de Lukas donc, papa et auteur de documentaire, Sandro, activiste et artiste genevois, Miguel, concierge dévoué de l’immeuble, Alice, la femme de Lukas, Mad, jeune étudiante kosovare, amoureuse de Joao, et trois jeunes engagés qui partagent un appartement au 6e.

On nous révèle peu à peu ce qu’il se passe au dehors. Des failles se creusent dans certains endroits de la ville, engouffrant des immeubles entiers dans le sol. La vie a pris un tournant imprévu, la Jonction n’existe plus.

La confiance brisée, comment vivre quand on n’est plus certain·e que le sol va continuer à soutenir nos pieds? Malgré ces cataclysmes, les préoccupations du monde d’avant les failles demeurent: comment créer, quoi créer quand on veut faire des images? Qu’est-ce que c’est être parent? Qu’est-ce que c’est être un·e bon·ne époux·e, un·e bon·ne amant·e? Qu’est-ce que c’est faire convenablement une lessive? Comment être acteur·trice d’un monde meilleur? Comment partager une chambre à lessive? Comment affirmer son identité? Comment lutter contre la violence? Comment apprivoiser la peur et la colère? Différentes générations, perspectives ou ambitions se confrontent et pourtant cohabiter est nécessaire.

Photo. Isabelle Meister

La pièce se termine avec des grands tremblements, l’effondrements des étendoirs. L’ingénierie scénographique de Sylvie Kleiber nous projette au cœur du drame. Les personnages vont-ils y survivre? Comment vont-ils s’organiser? Il faudra attendre le prochain épisode pour le savoir, ici c’est impossible de binge-watcher.

Prochain épisode:
Épisode 2: Les Ruines
Du 5 au 13 octobre
POCHE/GVE

Pour en savoir plus au sujet de Vous êtes ici:
Le site: www.vousetesici.ch
L’article dans L’Agenda: www.l-agenda.online/vous-etes-ici

Shakespeare enflamme le Château de Chillon

C’est dans une ambiance délicieusement gothique que s’est jouée la célèbre tragédie Othello, présentée vendredi soir dans l’Aula Magna du château de Chillon. Fruit d’une collaboration entre l’American Drama Group Europe et le TNT Theatre Britain, le projet était porté par un solide casting – entièrement anglophone, cela va sans dire. Un public frissonnant s’est massé dans la grande salle pour venir voir le texte de Shakespeare prendre vie, ponctué par le martèlement de la pluie contre les vitres sombres du château-fort.

Texte: Athéna Dubois-Pèlerin

À l’heure où les questions de genre et d’ethnie occupent le cœur de l’actualité, adapter Othello à la scène apparaît comme un choix à la fois fin et audacieux. L’histoire du général maure, homme noir dans un monde blanc, que la jalousie pousse à commettre l’irréparable, est sous-tendue de préoccupations qui trouvent un écho important aujourd’hui. Tout commandant respecté qu’il soit, Othello demeure un étranger aux yeux des Vénitiens (les autres personnages le désignent bien plus volontiers par l’épithète « le Maure » que par son nom) et son union avec la ravissante aristocrate Desdémone est implicitement regardée comme une mésalliance pour la jeune femme. Guerrier courageux mais amant vulnérable, Othello devient dès lors une proie facile pour le vénéneux Iago, qui pour se venger de son général, est déterminé à lui faire croire à tort que son épouse lui est infidèle.

On s’étonne toujours de l’habileté avec laquelle Shakespeare met à nu certaines vérités intemporelles de la nature humaine. Bien que la perfidie de Iago soit généralement considérée comme la force antagoniste du récit, elle n’est que la flamme de l’allumette: toute la charge explosive réside dans la fragilité d’Othello, qui devient à la fois le bourreau et la victime d’une tragédie qui se joue de lui – et à cause de lui. Toute l’extraordinaire ambivalence de l’humain se retrouve là. À noter toutefois que le public du 21e siècle voit sa compassion pour le personnage éponyme passablement érodée: là où les contemporains de Shakespeare s’émouvaient sans doute de la détresse d’Othello après avoir injustement assassiné sa loyale épouse, l’assistance de nos jours n’a que très peu de sympathie à lui accorder après la scène horrifique de l’étranglement de Desdémone – scène qui se voulait bouleversante à l’époque, et qui devient proprement insoutenable aujourd’hui. Preuve que si la plupart des tabous tombent avec l’avancée de la modernité, certains deviennent au contraire plus tenaces (et c’est sans doute pour le mieux).

Pandémie oblige, c’est une version écourtée de la pièce qui a été présentée par les acteurs du TNT Britain, les entractes étant interdits. Le spectacle a cependant su garder intactes toutes les lignes de force de la tragédie, et en restituer toute la puissance. David Chittenden en particulier fait des étincelles dans le rôle de Iago, et régale l’assemblée de son jeu fripon et grinçant à chacune de ses apparitions. Hannah Douglas livre une Desdémone toute en tendresse et en sensibilité, soutenue par une éclatante Louise Lee dans le rôle de l’impétueuse servante Emilia, contrepoint féminin de sa maîtresse. On regrettera seulement la diction quelque peu imparfaite de Joseph Black dans le rôle-titre, en dépit d’une présence scénique incontestable. La production a en outre eu l’idée très bienvenue de sous-tendre les moments les plus intenses de la pièce d’un accompagnement musical: les interprètes non-sollicités s’assoient donc volontiers en bord de scène, s’emparent d’une guitare, d’un violoncelle, de percussions ou de leur voix pour soutenir la passion du texte par celle de la musique, sans jamais laisser les interventions mélodiques noyer les mots pour autant. En somme, un moment de théâtre poignant joué dans un cadre superbe, qui nous laisse impatients de découvrir le TNT Britain et l’American Drama Group Europe dans une prochaine production shakespearienne: peut-être un Hamlet ou un Macbeth au Château de Chillon pour 2021?

www.adg-europe.com

Un pour tous… et tous pour un!

En garde! Ce week-end, dans le cadre de la programmation du théâtre Les Trois-Quarts, les compagnies Les Exilés et Confiture étaient réunies sur scène dans une adaptation théâtrale des Trois Mousquetaires au cœur du château de la Tour-de-Peilz. Suivez les périples du chevalier d’Artagnan et de ses loyaux camarades qui démêlent les intrigues de la Couronne au fil de leurs épées.

Une supplémentaire est jouée ce soir-même, mercredi 23 septembre à 20h!

Texte: Yohann Thenaisie

Pas de Festival de la Tour cette année? Qu’importe! Les compagnies Les Exilés et Confiture montent leurs gradins et leurs décors à deux étages dans la cour intérieure du Château de la Tour-de-Peilz! Entre les exclamations des enfants et l’odeur des saucisses grillées, on y retrouve l’ambiance d’un spectacle convivial autour d’un monument de la littérature: Les Trois Mousquetaires. Mais silence: les trompettes sonnent, les projecteurs s’allument…

Le jeune chevalier d’Artagnan débarque à Paris pour se faire engager dans la compagnie des mousquetaires, au service de Sa Majesté Louis XIII. Le brave Gascon fait la rencontre d’Athos, Porthos et Aramis qui deviennent ses fidèles compagnons. Hélas, d’Artagnan est aussi volage qu’audacieux, et ses multiples romances le plongent au cœur des intrigues qui opposent la Reine et le Cardinal de Richelieu…

Photo: André Capel

Steve Riccard signe un important travail d’adaptation du roman d’Alexandre Dumas. Les intrigues sont complexes et il peut être difficile de situer les nombreux personnages. Et pourtant, adultes comme enfants y trouvent leur compte. Au fil d’environ trois heures de spectacle (avec entracte), le ton alterne du drame à la comédie. Une volée de personnages colorés appelle les rires: un roi capricieux, un tenancier bouffon à la Louis de Funès, des mousquetaires brigands qui ont du mal à lâcher la bouteille… Ils sont incarnés par pas moins de dix-huit comédien·ne·s au jeu inégal mais toujours dynamique. La mise en scène est brute, avec une belle place faite aux duels à l’épée et à une cascade mémorable sur les murs du château.

Suivez ce lien pour aller les voir ce soir!

Vous les avez manqués? Ils reviennent à la Salle Centrale de la Madeleine (Genève) du 29 septembre au 3 octobre.

Salle Centrale de la Madeleine, Genève
Les 29, 30 septembre et 2 octobre à 20h

Les 1 et 3 octobre à 19h
Plus d’informations: www.theatre-confiture.ch

Et pour la suite de saison du théâtre Les Trois-Quarts: www.troisquarts.ch