Tombent les anges

Marlène Charine, lauréate du Prix du polar romand 2020

Ce lundi 29 juin 2020, le jury du Prix du polar romand a élu la lausannoise Marlène Charine avec son roman Tombent les anges. Le cachet de 3’000 francs ainsi que la renommée accordée par le prix reviennent pour la première fois de leur histoire à une femme, après avoir couronné Joseph Incardona (Chaleur, 2017), Nicolas Verdan (La coach, 2018) et Frédéric Jaccaud (Glory Hole, 2019). Le jury – composé de Stéphanie Berg, Valérie Dätwyler, Isabelle Falconnier, Jean-Luc Gremaud, Cécile Lecoultre et Michel Sauser – a souhaité récompenser les qualités d’écriture ainsi que la construction du récit dans Tombent les anges.

Texte: Sandrine Spycher

Tombent les anges – premier roman du genre pour Marlène Charine – met en scène le personnage de Cécile Rivière qui, lors d’un contrôle de police à l’apparence banale, expérimente des sensations hors normes qu’elle ne comprend pas. Ses agissements surprenants l’aliènent aux yeux de ses collègues. Mise à pied, elle part se réfugier chez sa sœur en Provence. Là, elle reçoit un appel du capitaine Kermarec qui souhaite en faire sa stagiaire et travailler avec elle – et surtout ses facultés étranges – sur une affaire peu commune. Cécile rentre à Paris pour se lancer, avec une nouvelle équipe à ses côtés, dans une enquête éprouvante qui la mènera au bout d’elle-même.

Tombent les anges

Tombent les anges, Calmann-Lévy, 2020

Le point fort du roman est sans nul doute son côté fantastique qui le différencie de la plupart des ouvrages du genre. Avec un rythme qui va crescendo, ce roman a d’abord les allures d’un polar assez classique. Puis des phénomènes étranges s’invitent dans la trame et les chapitres s’enchaînent sans plus nous laisser de répit. Le polar classique se mue alors en thriller paranormal haletant et addictif. Porté par une écriture fluide et sans fioritures, ce polar est un coup de poing dans les idées reçues du genre.

L’auteure, née en 1976 à Lausanne, est ingénieure en chimie de profession et spécialiste en droit alimentaire. Habitant aujourd’hui à Bâle, elle garde des liens affectifs avec Lausanne, ce qui accentue son sentiment de fierté pour avoir gagné le Prix du polar romand, un prix organisé par le service des Bibliothèques et Archives de la Ville de Lausanne et le festival Lausan’noir. On la sent émue dans l’interview d’acceptation de sa récompense, partagée sur le site du salon Lausan’noir.

MARLENE CHARINE

© Bruno Lévy

Coup de cœur de la rédactrice de ces lignes, Tombent les anges est un polar différent où l’on explore les intuitions et la confiance en soi, tout cela porté par le sarcasme et la grande gueule de la protagoniste, un personnage que l’on n’est pas près d’oublier!

Montez dans le théâtre-fantôme

Après plusieurs mois sans culture autre que celle relayée par le web, moyennant toutes sortes d’adaptations, de conditions et d’éloignements, le théâtre peut exister à nouveau. Le Théâtre Vidy-Lausanne existera donc du 9 juin au 10 juillet, comme une parenthèse fantôme entre le vide des trois derniers mois et l’au-revoir au bâtiment actuel qui, pendant 2 ans, sera en travaux pour rénovation.
Dans ce contexte où la notion d’isolement et l’importance de la culture nous touche plus que jamais, l’artiste Stefan Kaegi a imaginé Boîte noire, un spectacle déambulatoire pour une personne dans les différents espaces de l’institution. Départ chaque 5 minutes, écouteurs sur les oreilles. C’est à moi dans 20 secondes… 10… 

Texte: Katia Meylan

©Philippe Weissbrodt

« Une heure au théâtre ne dure jamais une heure, elle dure toujours un peu plus, ou un peu moins », nous dira une voix dans le casque au fil de notre déambulation. Les 1 heure et 20 minutes que propose Boîte noire s’inscrivent dans cet autre espace-temps. J’en émerge comme d’un rêve nostalgique.

Ce n’est pas tant le format déambulatoire, quoi que toujours follement excitant, qui m’a surprise cette fois (il me rappelle l’expérience intitulée Remote Lausanne, du même collectif Rimini Protokoll, vécue au Festival de la Cité en 2014) que l’émotion qui s’en dégage.
Seule, croisant parfois un·e autre « fantôme » visiteur·trice, avec pour guide la voix de l’archiviste du théâtre, je suis passée par les couloirs, j’ai vu les anciennes affiches et les insides-jokes des collaborateur·trice·s épinglées au mur. Les ateliers des technicien·ne·s, remplis de câbles, de machines et d’outils m’ont mis sous les yeux la grosse machine à rêve qu’est le théâtre. Pourtant je ne me suis pas réveillée. J’ai continué dans les ateliers coiffure, costume et accessoires, où je me suis prise à tout ouvrir avant même que l’archiviste ne m’y enjoigne. Il faut dire que c’était irrésistiblement tentant. J’ai senti un trac derrière le rideau côté jardin, profité de mon salut au public depuis la scène, réfléchi à notre statut de public et à mon statut de spectatrice isolée, assise au milieu du parterre, puis attablée à la Kantina.

Bel hommage au Théâtre de Vidy que cette visite. Bel hommage aussi à tous·tes celles et ceux qui y œuvrent: en effet, dans chaque espace que l’on visite, on entend leurs voix qui nous confient ficelles du métier et souvenirs du lieu. Bel hommage enfin au théâtre en tant qu’art, alors que les confidences deviennent parfois philosophiques.

©Philippe Weissbrodt

Que les voix nous soient familières ou non, que l’on connaisse les rouages des coulisses, le frisson de la scène ou uniquement le confort des sièges rouges côté public, que l’on soit fervent·e abonné·e ou en visite à Vidy pour la première fois, on enregistre telle une caméra subjective ses images du lieu auxquelles on superpose ses propres souvenirs – passés, et à emporter pour plus tard. 

Boîte noire, théâtre-fantôme pour une personne
Du 9 juin au 10 juillet
Mardi au vendredi de 18h à 22h
Samedi de 14h à 17h et de 19h à 22h
Théâtre de Vidy, Lausanne

www.vidy.ch

Perdre pied dans la passe

En mars dernier, Drame à Wally Creek a rejoint la collection Frisson des éditions Plaisir de Lire. Une troisième publication pour l’auteure vaudoise Catherine May, qui avait signé Les sacrifiés d’Eyrinques aux éditions Xenia en 2014, puis séduit Plaisir de Lire en 2017 avec son macabre London Docks. Dans ce nouveau roman qui tient plus du drame psychologique que du polar, la solitude et les non-dits attirent irrémédiablement une famille d’un patelin canadien dans le gouffre.

Texte: Katia Meylan

Tout juste sorti de l’école de police, Matthiew Campbell est affecté à Ucluelet, un petit village du Canada où, en théorie, jamais rien ne se trame. Pourtant, un jour qu’il rentre de sa virée quotidienne en kayak, il découvre un cadavre dans la passe. Il en informe la police de Victoria qui lui envoie des renforts en la personne de Joan Thibault, cheffe de service. Le cadavre est rapidement identifié comme celui de Cole Kinnaman, un employé de la pêcherie du village. Les deux protagonistes se lancent alors dans une enquête sur le couple Kinnaman qui, deux ans auparavant, avait été frappée par la mort accidentelle de leur enfant de cinq ans. Que s’est-il passé entre la mort du fils et celle du père? Au fil de leurs découvertes, Campbell et Thibault se rapprochent alors qu’ils tentent de démêler les secrets des vies de Cole et des suspects.

L’auteure laisse à peine trois pages à Campbell pour profiter d’un après-midi paisible et faire le point sur ses premiers mois en poste, entre embouteillages et sauvetages de chats, avant de le confronter au cadavre qui occupera son esprit jusqu’au dénouement sordide. Cette découverte englue immédiatement le rythme du récit, et dès lors – comme dans tous les romans de l’auteure, ce qu’elle observe elle-même comme étant sa « patte » – l’enquête patinera, lente et opaque, à l’image des vies des habitant·e·s de ce petit village de pêcheurs.

Le cadre du récit s’est imposé naturellement à Catherine May qui, lors de vacances dans la région, avait eu un coup de cœur pour la Colombie Britannique. « J’avais envie de m’inspirer d’un vécu positif pour décrire les lieux, les textures, évoquer les sapins, l’eau, l’humidité, la lumière particulière de l’Ouest », nous raconte-t-elle. « Le phare que je décris, l’usine à poisson avec les gars qui à la fin de la journée vont rejeter les entrailles à l’eau, les pubs poisseux, je les ai visités! ». Enthousiaste quand elle parle du décor de son roman, elle nous dit avoir voulu montrer dans sa trame un autre aspect: celui de la solitude humaine renforcée par la solitude géographique.

Photo: Marie Castella

On devine en Catherine May une fervente consommatrice du genre noir, sur papier ou sur pellicule, alors qu’elle cite parmi ses inspirations les romans de Patricia Cornwell ou les séries Broadchurch, Happy Valley et The Killing.
« Mon idée était de faire quelque chose de très noir, mais sans psychopathe ni succession de meurtres épouvantables. Je voulais plutôt explorer la psychologie humaine, les événements qui mènent une personne à perdre totalement pied ».
Drame à Wally Creek comporte quelques scènes qui ébranlent. L’auteure utilise ces « images sidérantes », imprimées en elle par des séries, des faits réels ou débarquées sans crier gare dans son imagination, non pas pour s’y appesantir mais pour traduire la détresse des personnages. Une détresse engendrée, elle, par une conjonction d’événements susceptibles de survenir dans n’importe quelle vie: la perte d’un enfant, l’éloignement irrémédiable dans un couple,  les silences, la solitude… jusqu’à ce qu’un personnage, par cette succession de malheurs, devienne une « allégorie de la tristesse ».

On trouve chez Catherine May des protagonistes tangibles et réalistes. « Ce qui m’intéresse », appuie-t-elle, « c’est l’alchimie qui se crée ou non entre les personnalités, et les rôles que l’on joue, entre ce qu’on dit, ce qu’on cache, comment on se montre et comment on pense que l’on nous voit ».
On découvre avec satisfaction que les histoires d’amour entre ses personnages ne suivent pas les tracés habituels; tant dans l’évidence avec laquelle l’une naît sans rebondissements factices, que dans la complexité avec laquelle une autre, touchante dans ses reliefs, se corrode. Les personnages secondaires, notamment l’ex individualiste, l’affable légiste ou encore le compétent adjoint dénué d’humour contribuent de leur aura à influencer l’atmosphère des scènes.

Pendant tout le cheminement de l’enquête, on avance au rythme collant des inspecteurs, n’espérant même plus que justice soit faite mais doutant plutôt que justice il y ait, devant le sort peu clément que l’univers réserve aux êtres.

Catherine May nous confie avoir senti le besoin de se dépayser dans un tout autre environnement que celui de London Docks, dont l’écriture implique des recherches historiques pour l’exactitude du décor et des mentalités des années 80. La suite du thriller londonien est désormais en cours de rédaction mais en attendant, l’auteure nous laisse parcourir les distances d’Ucluelet.

Drame à Wally Creek
De Catherine May, éditions Plaisir de Lire

www.plaisirdelire.ch

Culture online: le répertoire

*Classique →      Danse →               Musique actuelle →                Exposition              

Théâtre          Jeune public →        Participatif/art/artisanat       Cinéma                                      

Afin de mieux s’y retrouver parmi les alternatives imaginées par les artistes, les musées et les théâtres pour offrir l’accès à la culture depuis la maison, nous postons ici un nouvel article: il rassemble par thème toutes propositions que l’on avait commencé à répertorier ces derniers jours, et sera actualisé quotidiennement.
*Dernière mise à jour le 25 mai

 

  • La compagnie genevoise Opéra-Théâtre décide de nous faire découvrir ou de nous rappeler  les tenants et aboutissants de sa prochaine production. Le comédien Antoine Courvoisier s’est donc attelé à la réalisation de petites vidéos originales pour présenter La Bohème de Puccini, à retrouver sur YouTube ou Instagram.
  • La pianiste Victoria Harmandjieva crée son concept CONCERT CHEZ VOUS, À PAS PLUS QUE CINQ, une formule exclusive pour vivre son art musical avec un public restreint, dans un salon ou dans un jardin. Un premier concert a réjoui le cœur des spectateurs le 21 avril dernier et alors que les restrictions face au virus s’assouplissent, Victoria Harmandjieva désire développer son idée où elle revisite son rôle d’artiste-pianiste. www.victoriaharmandjieva.art

  • Renaud Capuçon, dès le premier jour du confinement, a eu l’urgence de jouer et de partager sa musique depuis son salon. Il le fait désormais quotidiennement sur Facebook , et pas un jour il n’oublie son public. De Bach à Morricone en passant par Debussy ou Chaplin, l’expressivité de son violon nous transporte.Également, une petite pépite pour avoir les frissons: Renaud Capuçon a réuni dans Brut. des musicien·ne·s du monde entier, qui jouent Le Carnaval des Animaux, pour les soignants du monde entier:
  • Puis que Renaud Capuçon est leur professeur, nous profitons pour vous relater ici où en est la Menuhin Academy! Le propre de l’académie étant son internationalité, la plupart des élèves viennent de loin, et sont rentré·e·s dans leur pays avant l’annonce du confinement. Toutefois, ils continuent de jouer et même parfois ensemble, par écrans interposés. La Menuhin Academy recense fièrement les vidéos de ses élèves sur sa page Instagram, et sur la page dédiée de son site internet, nommée Concerts vs coronavirus


 

  • Le Verbier Festival lance dès le 15 avril « VF at Home », un programme avec des contenus mis en ligne: archives des concerts dévoilés par medici.tv, playlists élaborées par IDAGIO, activités pour les plus jeunes et programmes et entretiens rares et inédits. Tous les mercredis, le site du Festival met en avant les alumnis de la Verbier Festival Academy à travers des rediffusions de répétitions, de masterclasses et de concerts, ainsi que des performances enregistrées par les alumnis depuis leur domicile et des « Quarantine concerts » donnés en direct en partenariat avec www.quarantineconcerts.tv. www.verbierfestival.com

 

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  • Marc Tairraz, violoniste professionnel et directeur de l’orchestre Amati à Lausanne, nous offre une vidéo dans laquelle il joue avec deux de ses clones une pièce des duos de Shostakovich: https://youtu.be/soxLkTe6Uyg

 

 

  • L’Orchestre de Chambre de Genève fait revivre son Concert de soirée N° 4, donné le mardi 3 mars dernier au Bâtiment des Forces Motrices. La Symphonie Héroïque de Beethoven (que l’OCG dédie au personnel soignant), dirigée par Gergely Madaras, est visible sur la page YouTube de l’orchestre.

 

  • En partenariat avec la RTS, l’Orchestre de la Suisse Romande décide de diffuser ses concerts préenregistrés en streaming sur les chaînes de la RTS et sur la chaîne YouTube de l’OSR tous les mardi, jeudi et samedi de la semaine à l’heure habituelle des concerts de l’OSR. Ils peuvent être visionnés jusqu’au 31 juillet 2020. osr.ch.
    Également… les musicien·ne·s de l’OSR ont réalisé une surprise à leur public! Un Boléro de Ravel que chaque instrumentiste à enregistré depuis sa chambre. Magnifique!

 

  • Pendant le confinement, la violoniste Rachel Kolly d’Alba imagine le concept A Bach a Bay, soit un mouvement de Bach par jour posté sur sa chaîne Youtube. Elle varie les plans et, en filmant les touches, nous fait voir de près la technique que de tels morceaux impliquent. www.youtube.com/watch?v=qIXGTkebt3A

 

Danse:

  • Le Hit Parade du Théâtre Sévelin 36 invite un·e chorégraphe, un·e artiste, un·e proche ou son public à proposer une vidéo de danse, publiée sur Facebook.

 

  • Le Béjart Ballet Lausanne poursuit son aventure en nous faisant danser dans notre salon: dès le jeudi 26 mars, des spectacles seront diffusés gratuitement en ligne durant quatre jours chacun sur le site internet de la compagnie:

– t ‘M et variations… de Gil Roman, du jeudi 26 au dimanche 29 mars 2020

– Béjart fête Maurice
 
de Maurice Béjart, mis en scène par Gil Roman, du jeudi 2 au dimanche 5 avril 2020


– Syncope 
de Gil Roman, du vendredi 10 au 13 lundi avril 2020


– La Flûte enchantée
de Maurice Béjart, du jeudi 16 au dimanche 19 avril 2020

Swan Song de Giorgio Madia et Éclats de Julio Arozarena, du jeudi 30 avril au dimanche 3 mai 2020

Piaf de Maurice Béjart, du jeudi 7 au dimanche 10 mai 2020

Kyôdaï de Gil Roman, du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2020

Documentaire Le Béjart Ballet Lausanne en tournée en Chine réalisé par Arantxa Aguirre, du jeudi 21 au dimanche 24 mai 2020

空 Ku de Yuka Oishi, du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2020
www.bejart.ch

 

  • La Cie Woman’s move, à travers trois tableaux de dix minutes  intitulés Gender Cubicles  présentés sur les marches de l’Uni Mail à Genève, nous embarque dans un univers qui cherche à bousculer l’ordre établi et questionner le genre sous des rythmes breakbeat.  Voir les vidéos: tableau 1tableau 2 et tableau 3.

 

Indes

 

  • L’école Flamenco Genève continue de faire avancer ses élèves dans leurs chorégraphies par vidéos interposées, mais n’oublie pas non plus toutes celles et ceux que la danse andalouse pourrait intéresser: elle a été dénicher sur Viméo plusieurs documentaires mis temporairement à disposition, notamment celui sur le grand chanteur sévillan Menese. vimeo.com397959540/

 

Musique actuelle:

  • Les choristes de Tous en Chœur, qui auraient dû chanter en mars dernier, attendent le report de leur concert On chante Goldman. Et ils attendent activement puisqu’ils ont réalisé, avec leur chef de chœur Jacky Lochs et les artistes Michael Jones et Aliose, un enregistrement de la chanson « Ensemble ».
    www.tousenchoeur.ch/

 

  • Ayant vu leurs représentations au Théâtre des Trois P’tits Tours à Morges annulées, Patricia Bosshard (violon), Luc Müller (percussions) et Nicolas Wintsch (VJing) ont pris les devants et ont réalisé une captation sonore et visuelle intitulée Déambulations Immobiles. Cinq titres, ou une intégrale de 40 minutes à visionner sur www.nicolaswintsch.com
  • This is Kadebostany x The Documentary est un documentaire formé de petits épisodes au sujet du compositeur/producteur Guillaume de Kadebostany, qui il y a dix ans a créé l’univers de Kadebostany et le réinvente au fil des « ères », le faisant prendre différentes directions musicales. Voir le premier épisode sur YouTube

 

  • À écouter sur la RTS : Le slam de Narcisse (spécial confinement):  www.rts.ch/play/tv
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  • L’opération – chanson et clip – initiée par Phil Curt a réuni de nombreux artistes et présentateur·trice·s suisses romand·e·s pour créer La Poupée à la maison, reprise adaptée du célèbre titre de Michel Polnareff, arrangé par John Woolloff. Le résultat est visible sur Youtube.com

 

  • Phanee de Pool a désormais fixé le rendez-vous: tous les soirs à 17h sur Instagram, ses textes claquent en toute intimité dans des live depuis son salon.

 

  • Montreux Jazz, en attendant l’annonce de sa programmation,  diffuse 50 concerts en streaming gratuitement durant 30 jours:, notamment ceux de Ray CharlesWu-Tang ClanJohnny CashNina SimoneMarvin GayeDeep Purple ou encore Carlos Santana!
    www.montreuxjazzfestival.com/fr/50-concerts-en-streaming

© 2019 FFJM – Emilien Itim

 

  • Couleur 3 passe des concerts gratuits à écouter en ligne ou en live sur l’antenne tous les jours de 20h à 21h: www.rts.ch/couleur3

 

  • C’est aussi le moment de s’intéresser à Arte Concert si l’on n’a encore jamais eu l’occasion de profiter de ses propositions.  La chaîne offre des concerts différents disponible sur un certain laps de temps. Entre autres, jusqu’au 19 avril, on peut y voir un live de Katie Melua à Berlin, accompagnée par un chœur de femmes georgiennes, entrecoupé d’interviews de l’artiste. On trouve tout style de musique sur Arte Concert, pop mais aussi opéra, jazz, metal ou encore musique du monde. www.arte.tv

 

  • Francis Cabrel – oui oui c’est bien lui le YouTubeur ci-dessous! – joue chaque jour des lives acoustiques et donne des cours de guitare sur le Facebook de Baboo Music!

 

Exposition:

 

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Celle-ci sera diffusée sur une page spécial du blog de la Bibliothèque, dans lequel sera publié chaque jour un billet au minimum.

 

 

  • Le Musée Tinguely vous invite à découvrir ses coulisses en vidéo. Le conservateur et ancien assistant de Tinguely, Jean-Marc Gaillard, présente notamment son atelier, les challenges liés à la conservation des oeuvres, comment il se rafraîchit les idées ces derniers temps, ou encore comment créer sa propre machine à musique: → Tinguely@home

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  • Le Musée Beyeler réunit sur son site internet des ateliers, des modèles de l’exposition Hopper, mais aussi un livret pour enfant, un quizz en ligne, des défis et des suggestions pour stimuler votre créativité!

 

 

 

  • Envie de voyager? Ce n’est pas trop le moment! Heureusement, les plus grands musées européens vous ouvrent leurs portes virtuelles:

Le Musée d’Orsay                              – Musée de Pergame à Berlin

La petite galerie du Louvre             – Rijksmuseum à Amsterdam

Le Musée du Quai Branly                 – Musée Van Gogh

Le British Museum                            – Musée des Offices à Florence

La Chapelle Sixtine                            – Maison d’Anne Frank

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  • Le Musée d’art et d’histoire de Genève ne nous propose pas uniquement de se balader dans ses collections virtuelles, mais de le faire en imaginant comment nous-même construirions une exposition. Le site nous invite donc à sélectionner nos œuvres pendant la visite et à donner un titre à notre exposition personnelle, que l’on peut ensuite partager avec d’autres visiteur·teuse·s. collections.geneve.ch

 

  • La galerie Mise en Scène à Morges propose une exposition virtuelle et thématique autour de la couleur intitulée #MONOCHROME. Chaque semaine, une nouvelle nuance, des artistes, des œuvres et des activités pour adultes et enfants. L’exposition est à suivre en s’abonnant à leurs pages Instagram et Facebook. Toutes les œuvres présentées pendant l’exposition sont disponibles à la vente et à retrouver sur le site web de la galerie.

 

  • La Villa « Le Lac » Le Corbusier a trouvé une manière créative d’offrir une deuxième chance à ses grandes affiches placardées aux arrêts de bus… que personne ne voit car on ne prend plus le bus. Le conservateur de la Villa, Patrick Moser, s’est photographié devant l’affiche et en pointe un détail, ici la vue imprenable sur le lac, ici la table de salon dessinée par Le Corbusier, etc. Chaque photo introduit une suite d’images d’archives ou actuelles, avec une explication en français et en anglais à la clé. Cette visite VVV – soit une Visite Virtuelle de la Villa – via Facebook et Instagram donnera sûrement envie de visiter la Villa « en vrai », quand on pourra à nouveau se balader sur les quais de Corseaux!

 

  •  Le Musée de l’Elysée a créé une rubrique spéciale intitulée « Le Musée de l’Elysée chez vous« , qui centralise  les activités digitales proposées par l’institution. Il est notamment possible d’en savoir plus sur l’exposition temporaire René Burri, l’explosion du regard, d’accéder à tous les projets artistiques présentés lors de la Nuit des images 2019, ou d’anticiper l’exposition reGeneration, qui fête en 2020 sa quinzième année d’existence et connaîtra cet été sa quatrième occurrence (dernière exposition dans le bâtiment actuel avant le déménagement sur le site de PLATEFORME10).
    Le musée est également actif sur les plateformes Viméo et Soundcloud, avec plus de 400 vidéos sur la première et des podcasts sur la deuxième, tant autour de l’exposition René Burri qu’autour des précédentes. www.elysee.ch

René Burri, Albisguetli, Zürich, Suisse, 1980 © René Burri / Magnum Photos. Fondation René Burri, Courtesy Musée de l’Elysée, Lausanne

 

  • À la place d’ouvrir de son exposition participative The Food we Love to Hate, ce qui était initialement prévu le 2 avril, l’Alimentarium poursuit la collecte d’information et encourage le public à venir confier ses dégoûts alimentaires en texte et en photo. En plus de cela, elle offre l’accès à sa collection en ligne,  et aux épisodes de deux séries: pour les adultes,  What the Fork?! des vidéos animée par Philippe Ligron, et pour les enfants, Dis-moisous forme de podcast qui répondent aux questions des petits.

 

  • Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, soutenu par la Ville de Genève et Genève Tourisme, a lancé l’opération #CultureChezVous. L’idée a fédéré une quinzaine d’institutions culturelles de Genève qui vont partager, en une vidéo de moins d’une minute, une œuvre clef de leur collections ou programme. Tous les lundis, mercredis et vendredi, une vidéo sera mise en ligne sur les réseaux sociaux accompagnée du #CultureChezVous. Pour visionner les premiers épisodes, cliquez ici

 

  • La Fondation Martin Bodmer laisse apercevoir des œuvres au programme de son exposition temporaire Trésors enluminés de Suisse initialement prévue pour le 9 avril. Pas de description, simplement l’attrait du trait. À voir sur www.instagram.com/fondationmartinbodmer

 

  • Le Musée Barbier-Mueller partage sur sa page Instagram une photo quotidienne d’une sculpture, masque ou statuette de sa collection, en donnant des clés de compréhension par des courtes explications au sujet de l’histoire et des croyances de différentes cultures. www.instagram.com/museebarbiermueller/

Photo Studio Ferrazzini Bouchet. Musée Barbier-Mueller.

 

  • Parcourir une dernière fois la Comédie de Genève, qui a fermé ses portes plus tôt que prévu après 107 ans de théâtre dans les murs au Bd des Philosophes, c’est possible grâce à l’exposition virtuelle de Camille Bozonnet. Elle recèle plus de 1000 photos et 110 vidéos, des visages et des mots qui ont fait vibrer, trembler ou pleurer. Des souvenirs à emmener dans le nouveau théâtre, lorsqu’il ouvrira. Lien de la visite ici!

 

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  • Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne propose, dans le cadre de [Room service], de faire découvrir et expliquer une oeuvre par jour à 17h.
    www.instagram.com/mcbalausanne/

 

  • Association pour le patrimoine industriel:
    L’API propose une vision panoramique d’une partie de son exposition actuelle sur la caméra Paillard-Bolex, avec des métadonnées, des vidéos attachées à chaque portrait de réalisateur et des extraits de projections. www.facebook.com/pg/APIGeneve/posts/

 

  • Musée d’ethnographie de Genève: 

Les applications audioguide de l’exposition permanente et des quatre anciennes expositions temporaires depuis 2016 peuvent être téléchargées gratuitement sur l’Apple Store ou sur Google Play. La Fabrique des contes (2019) / Les religions de l’extase (2018) / Arts aborigènes d’Australie (2017) / Amazonie (2016)

 

 

  • Centre d’Art Contemporain:
    Au 5e étage, une extension virtuelle rassemble une plateforme de production digitale avec des œuvres vidéo inédites, une programmation musicale ainsi qu’un espace de diffusion des voix et idées d’artistes. entre.ch/fr/ https://5e.centre.ch/en/

 

  • Musée Ariana:
    Depuis hier et pour un mois, suivez la web-série sur les secrets de l’exposition Meissen – Folies de porcelaineÉpisode 1: L’or blanc!

 

  • Tous les mercredis jusqu’à fin juin, le Château de Prangins vous propose les « combines du musée », des activités ludiques à faire en famille à la maison (pour les enfants 1P à 8P, 4 à 12 ans). Vous pouvez déjà concocter une recette à l’ancienne (Qu’est ce qu’une torche vaudoise?), et tester vos connaissances de jardinage (À quoi pourraient servir les rouleaux de papiers toilettes?), avant l’arrivée de prochaines activités créatrices sur le site www.chateaudeprangins.ch/fr/votre-visite/combines

 

Théâtre:

  • Les Bains des Pâquis accueillent des artistes en live sur leur page Facebook, notamment dans un programme intitulé Poésie en résistance.

 

  • Du 11 au 13 mai, le Caustic Comedy Club à Carouge diffusera en live streaming sur Facebook Alexandre Kominek, Bruno Peki et Wary Nichen. L’événement est inédit par son format, par le fait d’être filmé par 3 caméras pour une vue 360°, et par son public live; 10 personnes prendront part au spectacle en tant que public étant connectées via zoom et visible par le reste du public.

 

  • Depuis 2 ans, la Comédie de Genève pose la même question à toutes les comédiennes et tous les comédiens qui foulent les planches de son théâtre: « Qu’est-ce qu’une actrice, qu’est-ce qu’un acteur? ». Aujourd’hui, elle nous livre les réponses en intégralité sur www.comedie.ch

 

  • Morges-sous-Rire continue à nous mettre de bonne humeur puisqu’elle a mis en ligne, en collaboration avec la RTS, une émission de 2h20 présentée par Jonas Schneiter, qui rassemble non seulement des humoristes qui ont participé ces dernières années au festival mais aussi des contenus live et musicaux. Elle a été diffusée le 28 mars et est toujours disponible sur le site de Morges-sous-Rire et sur celui de la RTS.  www.morges-sous-rire.ch

 

  • Le Théâtre du Loup offre un aperçu de son Muzoo avec le film LOUP STORY, qui y est habituellement projeté. Extraits, archives, interviews, images en coulisses – LOUP STORY retrace l’histoire du Théâtre du Loup et de sa compagnie. À voir sur: https://vimeo.com/399447968 

 

  • Après En attendant la grippe aviaireLe Théâtre St-Gervais vous offre la captation du spectacle musical Pachinko, autour de la thématique de l’effacement et de la suspension, accueilli en décembre 2018 et mis en scène par Aurélien Patouillard, avec Marion Duval, Simon Guélat et Émilie Vaudou au jeu, Louis Bonard et Renée Van Trier à la musique.

 

  • La Rétrospective Molière au Théâtre de Carouge annoncée par Jean Liermier propose deux œuvres que le directeur du théâtre avait lui-même mis en scène, ainsi qu’une création originale signée Dominique Ziegler.L’école des Femmes déjà disponible, et jusqu’au 5 avril 2020, Puis
    Le Malade Imaginaire, du 7 au 12 avril 2020
    Ombres sur Molière, de Dominique Ziegler, du 14 au 19 avril 2020
    L’accès vidéos se fait par ici

    ©️ Captation : Bruno Ochoa

 

  • Sur France TV, on peut voir la captation du monologue interactif et humoristique Phèdre, mis en scène par François Gremaud et interprété par Romain Daroles, sur la scène du Théâtre de Vidy.  www.france.tv/spectacles-et-culture

 

  • La 2b compagny met en ligne l’intégrale, soit 8 heures (!) de Conférence de chose
    par Pierre Mifsud, seul en scène. Il y aborde de fil en aiguille la double articulation du langage, les guerres de religions, le 11e travail d’Hercule, Pierre et le Loup ou encore la maison Haribo, et ses références sont aussi diverses que Marcel Duchamp ou Buffy contre les vampires. 2bcompany.ch 

Claude Thébert

 

  • L’Odéon – Théâtre de l’Europe à Paris a fermé aussi, comme tous les autres. On imagine mal une ville comme Paris sans expositions, sans culture à chaque coin de rue. Eh bien justement, si elle ne peut pas nous rencontrer à chaque coin de rue, elle nous rencontre chez nous. L’Odéon a rendu disponible sur Viméo la pièce L’école des femmes,  ainsi que l’interview du metteur en scène et directeur du théâtre Stéphane Braunschweig. vimeo.com/327310297 

 

  • Le Théâtre de Vidy, en réaction à la fermeture des lieux culturels, lance VIDYGITAL, un espace pour les captations de spectacles, les propositions artistiques ou encore les interviews.  vidy.ch/vidygital

 

  • A VRAI DIRE POUR DE FAUX:
    Les artistes que l’on aurait pu voir au TBB lors de la première édition du festival des autofictions intitulé A VRAI DIRE sont filmé·e·s et posté·e·s sur la page Facebook du Théâtre www.facebook.com/tbbyverdon

 

Art/ Artisanat / Participatif:

  • La Ferme des Tilleuls s’apprête à démarrer les travaux d’édification du Colossal d’Art Brut ORGANuGAMME II de Danielle Jacqui. Elle revient sur les origines de cette œuvre hors du commun et hors les normes dans un petit film disponible sur Viméo.

 

pompier.png

  • En parallèle de la prochaine exposition « Du tocsin au 118 » au Musée Alexis Forel et à l’Expo Fondation Bolle, l’ECA organise un concours de dessins pour les 8-16 ans sur le thème: Imaginez le pompier du futur. Le concours est ouvert jusqu’au 31 mai, et les dessins des lauréats feront l’objet d’une exposition à l’Espace 81 cet été.

 

 

  • Les Activités culturelles de l’UNIGE préparent une exposition improvisée en utilisant les espaces d’affichage culturel en Ville de Genève. Les œuvres envoyées par les étudiant·e·s UNIGE ou HES (photo, dessin, fragment de texte, etc.)seront affichées au mois de mai, et également visibles sur culture.unige.ch.

 

  • La Maison du Dessin de Presse à Morges et Vigousse lancent un concours de dessin pour les jeunes sur le thème « L’écologie au temps du coronavirus », en lien avec l’exposition Vivement l’urgence, 30 ans de dessin de presse sur l’état écologique de notre planète. Les dessins gagnants de chacune des deux catégories (jusqu’à 12 ans / 13-18 ans) seront exposés à la réouverture du musée, et publiés dans Vigousse! Délai au 30 avril:
    Lien vers le concours

 

  • L’artiste Anne Laure, de l’Atelier du Magnolia à Lausanne, tient à garder le contact avec ses jeunes élèves pendant le confinement. Avec son naturel chaleureux, elle se filme et poursuit ses cours sur Vimeo, où non seulement ses élèves mais tout le monde peut profiter de ses conseils.
    Retrouvez le portrait de l’artiste en p. 28 de L’Agenda 81

  • *Les Gens, cette chouette boutique au Valentin à Lausanne qui met en valeur la création locale, a mis en place la possibilité de passer commande des œuvres en ligne. On y trouve des illustrations, des accessoires mode et déco, des bijoux, de la vaisselle, de la papeterie, des textiles… www.lesgens.ch 

 

  • Le Musée de l’Elysée en collaboration avec la communauté IGersLausanne organise jusqu’au 15 avril un concours « Hommage à René Burri » sur Instagram.  Les participant·e·s peuvent s’inspirer sans sortir de la maison de la diversité des travaux de l’artiste, puisqu’en plus de ses photo-reportages, René Burri pratiquait le portrait et l’autoportrait, le collage et dessin, les scènes de rue (depuis le balcon c’est possible!). Lien vers le règlement du concours  ici

René Burri, Quatre hommes sur le toit, São Paulo, Brésil, 1960 © René Burri / Magnum Photos. Fondation René Burri, courtesy Musée de l’Elysée, Lausanne

 

  • Le Musée de la main propose chaque semaine des expériences et des bricolages issus des ses ateliers, disponibles sur son site internet et ses réseaux sociaux. Le musée propose également des conférences et Nights au musée sur
     »des sujets passionnants’‘, à écouter sur leur compte  Vimeo.

 

  • Je ne suis pas qu’une poignée de porte! Crient les objets à Orbe. Par son projet créatif collectif, Isabelle Monnier du Théâtre de la Tournelle encourage chacun·e à voir dans son espace confiné les personnages, les objets et le décor d’une histoire. Tous les projets seront exposés lors de la saison 2020-2021 du théâtre! Retrouvez les consignes sur: www.tournelle.ch

 

  • L’Association pour le Patrimoine Industriel (API) prépare une exposition participative intitulée L’art au temps du coronavirus: elle ouvre à toutes et tous un concours de créativité dans les domaines de l’écriture, le dessin, la photo et la vidéo avec pour thème: « Quelles formes prennent votre créativité votre inventivité dans votre quotidien confiné? ». Un comité de sélection élira les œuvres que l’API exposera sur son écomusée virtuel. Le délai de participation est fixé le 10 avril 2020. Plus d’informations sur www.patrimoineindustriel.ch.

 

  • Radio Vostok et Flux Laboratory lancent l’opération #culturevirale, sous la forme d’une plateforme d’expression à tous, une vitrine pour les projets culturels qui n’ont pas pu voir le jour. La radio laissera les acteurs culturels s’emparer d’une heure d’émission en laissant libre cours à leur imagination. En savoir plus sur l’appel à projet ici. Les émissions seront à suivre tout au long de la journée sur www.radiovostok.ch.

 

  • L’association EMA Art et Terroir, pour un projet artistique collectif, lance un appel à œuvres avec pour thème Renaissance: votre vision du monde post COVID-19. Les objectifs: une exposition virtuelle début mai, puis une exposition itinérante dans le futur. L’argent des ventes servira à soutenir le secteur associatif genevois. Pour les artistes intéressé·e·s, faites un tour sur: www.instagram.com/emaartetterroir/    ou écrivez un mail à  ema.art.terroir@gmail.com

 

dessin

  • Draw&Drink propose chaque lundi un thème sur lequel dessiner durant cette période de confinement, pour les amateurs comme les professionnels. Les dessins seront ensuite repartagées sur leurs pages/stories:

www.instagram.com/drawanddrink/

https://www.facebook.com/drawanddrink

 

  • La Maison éclose a crée une chaines de lecteur·rice·s qui vous liront un chapitre des Mille et une nuits, chaque jour à 21h05 sur leur page Facebook.

Mille

 

Jeune public:

  • Le Young Audience Award 2020 aura finalement lieu, en ligne ! Du 23 au 25 avril, les participant.e.s sont invités à visionner les 3 films nominés chez eux. Le 26 avril, ils doivent se réunir sur une plateforme de vidéoconférence pour débattre et élire le film lauréat. La cérémonie sera retransmise sur le site du EFA Young Audience Award.

 

  • Depuis quelques semaines, plusieurs maison d’édition de bandes dessinées vous offre des BD à lire gratuitement depuis chez soi, pour les petits mais aussi pour les grands!

Le Lombard

Dargaud

Delcourt

 

 

  • Pour les semaines à venir, le Festival Cinéma Jeune Public diffuse gratuitement pour les abonné·e·s de sa newsletter une sélection de courts métrages projetés lors des éditions passées, pour les jeunes et les enfants de 3 à 20 ans et plus. 
    De plus, le festival nous invite à reproduire une scène de notre film préféré en dessin, en photo ou par vidéo à envoyer par e-mail ou en message privé sur la page Facebook et Instagram du Festival. Les créations reçues seront diffusées sur les réseaux sociaux du festival ainsi que dans la prochaine newsletter.

©La Maison du hérisson de Eva Cvijanović

  • Chez Glénat BD, les personnages restent aussi à la maison. Et comme nous, ils partagent leur quotidien sur les réseaux sociaux. On retrouve ainsi des fragments des vies de Lou, Titeuf ou Mamette sur Facebook et Instagram.
    Glénat prévoit de sortir prochainement une offre spéciale de bandes dessinées et manga en versions numériques.

 

    • Le Théâtre Am Stram Gram a lancé un blog avec des micro-poèmes à lire ensemble à voix haute, des photographies, des textes écrits au jour le jour, des conseils de lecture, des supports pour dessiner, des films à visionner, des enregistrements, des jeux pour écrire seul·e ou à plusieurs. À chaque jour ses surprises, pour les petits comme pour les grands: www.amstramgram.ch

 

Cinéma:

  • Le festival documentaire Visions du Réel 2020 ne se tiendra pas à Nyon mais sur internet,  du 17 avril au 2 mai, dans une édition entièrement gratuite. Cette édition déploiera un programme de 130 films internationaux, forts de grâce et d’urgence cinématographiques. Cette 51e édition accueille également des invité·e·s inspirant·e·s: la Maître du Réel 2020, Claire Denis, cinéaste libre et aventureuse, Petra Costa, réalisatrice brésilienne engagée et résistante, ou encore Peter Mettler, réalisateur helvético-canadien essayiste et visionnaire. Tous trois donneront en ligne une masterclass dans le cadre des rétrospectives qui leur seront consacrées. www.visionsdureel.ch

 

  • Aflamuna est une initiative lancée par un groupe de cinéastes et d’institutions cinématographiques arabes. Elle présente gratuitement, de façon limitée et renouvelée tous les 15 jours, différentes œuvres du cinéma arabe indépendant et contemporain.  www.aflamuna.online

 

  • Le Court du mois, présenté habituellement en salle de cinéma chaque premier vendredi du mois par l’association Base-Court, se réinvente et s’invite exceptionnellement à domicile.
    Au mois de mai, c’est le coloré court métrage suisse d’animation Circuit, de Delia Hess, que l’on pourra visionner gratuitement.
    Au mois d’avril, le comité a choisi Punchline, du réalisateur Christophe Saber, qui met en scène deux apprentis gangster, pas fichus de décider quelle sera la meilleure réplique à lancer avant le coup de feu.
    www.base-court.ch 

 

  • Tous les vendredis du mois d’avril, la Cinémathèque suisse met à disposition du public un long métrage tiré de son catalogue de diffusion. Les films seront disponibles gratuitement durant une semaine à partir de leur mise en ligne avec le code de promotion cscinema.

3 avril: Seuls de Francis Reusser (Suisse, 1981)
10 avril: Cinema Futures de Michael Palm (Autriche, 2016)
17 avril: La Méridienne de Jean-François Amiguet (Suisse, 1988)
24 avril: Le ruisseau, le pré vert et le doux visage de Yousry Nasrallah (Egypte, 2016)

 

Seuls, de Francis Reusser

 

  • La Ferme des Tilleuls vous invite à découvrir son histoire, présenté dans le film réalisé par Bastien Genoux en 2019,  La Maison des Rails  qui va à la rencontre des ancien·ne·s habitant·e·s de La Ferme des Tilleuls. Ce film de 25 minutes, qui raconte une histoire locale, fermière, industrielle et intimement liée aux CFF et à la gare de triage, donne à réentendre la pulsation des lieux, ses bruits, ses rythmes, ses odeurs et surtout, son épaisseur humaine.

 

  • Plans-Fixes met à disposition l’intégralité des 341 films de sa collection. Des portraits de personnalités d’environ 50 minutes, réalisés en cinq plans fixes tournés sans reprises ni coupures, en un seul lieu et en une seule journée. www.plansfixes.ch

 

  • Le Cinéma CityClub Pully a sélectionné pour nous 11 films qu’ils ont ou auraient dû projeter, sur la plateforme de streaming Filmingo. Passer par la plateforme, qui réunit plusieurs distributeurs suisses, est une façon de soutenir la branche cinématographique, puisque chaque visionnement permettra de rétribuer à la fois le CityClub et les distributeurs. www.filmingo.ch

 

  • Festival du Film et Forum international sur les droits humains:
    Le FIFDH propose de visionner les débats et entretiens qui ont eu lieu durant cette édition 2020:  fifdh.org/programme-20

 

  • Outside the Box:
    La maison de distribution Suisse de films offre 50% de réduction pour les vidéos sur demande: www.outside-thebox.ch/vod/

 

Adriano Koch: « Lone » mais bien entouré

Hier soir au Romandie, L’Agenda était au vernissage de l’album Lone du jeune pianiste Adriano Koch, que nous avions rencontré en été 2018 à l’occasion de la sortie de son premier album. Lone, troisième et dernier en date puisqu’il sort aujourd’hui-même, chemine toujours au travers d’inspirations classiques, jazz, électro et de sonorités israéliennes et arméniennes, avec quelques nouveautés.

Texte: Katia Meylan

Photo: Valentin Cherix

Lone, paru chez Irascible, porte bien son nom car il est le fruit d’un travail solitaire, pour la composition comme pour l’enregistrement. Sur d’autres plans de la réalisation de ce projet le talentueux pianiste est toutefois bien entouré, comme ce soir dans la salle du Romandie, où il prend un moment pour remercier les artistes, les programmateurs et les proches qui participent à son succès.

Ce qu’on remarque en premier lieu dans Lone est que l’artiste intègre à sa musique un élément nouveau, la voix. Hier en live, un micro rajoutait un paramètre de plus au piano, à la percussion et aux machines qu’il gère seul. Sur certaines chansons sa voix se fait comme un écho crié au loin, sur d’autres il chante un motif répétitif. « Quand un élément humain vient s’insérer dans l’instrumental, ça touche le public différemment », nous fait constater Adriano lorsqu’on lui demande d’où vient l’envie d’ajouter des voix à sa musique. « De mon côté ça me permet de mieux rentrer dans un état de flow », ajoute-t-il encore.

Photo: Katia Meylan

Une réflexion qui s’apparente à celle qui s’est imposée à nous au sujet de la lumière; au début du concert, les spots puissants en contre-jour laissaient planer le mystère, puis dès la deuxième chanson, l’éclairage fait apparaître l’humain. On admire ainsi le pianiste tout à sa musique, jongler avec plusieurs instruments. La création lumière, travaillée et rythmique, est partie intégrante du concert et ajoute une épaisseur d’interprétation.

L’instrument lui aussi attire l’attention et on aime à imaginer qu’il rassemble les différents univers d’Adriano Koch: sa carrure de piano droit en bois fait penser à l’apprentissage de la musique classique, le fait qu’il soit ouvert avec les cordes et les marteaux apparents serait comme une improvisation personnelle propre au jazz, et l’éclairage bleu représenterait l’électro.

 

Parti dans ce genre de pensées insolites, on reste néanmoins à l’écoute de la musique, où l’on décèle une note répétée obsédante sur plusieurs morceaux qu’on retrouvait déjà dans les premières compositions. Peut-être une marque de fabrique? Et dans chaque titre, tant d’amplitude; Quand le classique prend l’ascendant il est vite nuancé par un vocabulaire oriental ou un phrasé jazz. L’électro amène des moments intenses où le public commence à se met en mouvement, puis soudain retour au calme, et l’on entend la voix d’un homme à côté souffler « c’est beau! ». C’est vrai!

LONE
Sortie le 6 mars 2020

Sur Spotify: www.open.spotify.com/artist/

Prochaine date de concert:
Jeudi 26 mars à 21h, Le Bar King, Neuchâtel
www.adrianokoch.com

 

(Pour un petit retour en arrière: l’article au sujet d’Adriano Koch dans L’Agenda n°75, septembre-octobre 2018 www.l-agenda.online/archives en p. 30)

Thomas Wiesel & la nouvelle vague

Si on ne présente plus Thomas Wiesel, lui se fait un plaisir de présenter la nouvelle vague de l’humour romand. Quitte à disposer d’un des meilleurs humoristes de sa génération, autant utiliser sa notoriété pour mettre la lumière sur la relève.

Texte: Yann Sanchez

Photo: Laura Gilli

La salle de spectacles de Renens accueillait vendredi dernier un plateau de cinq humoristes pour une soirée riche en rires et en découvertes grâce au partenariat entre la ville de Renens et Jokers Comedy, ainsi qu’à la capacité de la salle inférieure à mille personnes. La décision du Conseil fédéral d’interdire toute manifestation de plus de mille personnes en raison du coronavirus était tombée plus tôt dans la journée.

Thomas Wiesel se jette à l’eau le premier. Entre l’avancée des travaux de la gare de Renens et autres faits divers concernant la ville, Thomas, comme à son habitude, taquine son hôte histoire de briser la glace. Véritable marque de fabrique, qu’il joue en France, en Belgique, au Québec ou dans le plus anecdotique des petits villages de Suisse, il est toujours renseigné sur l’histoire ou l’actualité du lieu en question. Et de l’actualité ce vendredi, il y en avait! Le virus chinois en tête, Roman Polanski aux Césars, Trump, l’UDC, tout y est passé. Plus mobile derrière son micro qu’à l’accoutumée, l’humoriste lausannois a clairement amélioré sa gestuelle sur scène, ce qui lui permet ainsi d’accentuer certaines de ses blagues. D’ordinaire pas trop porté sur l’interaction, il échange cette fois directement avec des membres de l’audience et ça fait mouche. Apparemment, même les meilleurs peuvent toujours s’améliorer. À n’en pas douter, voici un très bon exemple à suivre pour la nouvelle vague romande.

Les premières gouttes de la vague arrivent: Jeremy Crausaz, la trentaine, originaire de La Broye fribourgeoise, homme de radio et de scène, grand enfant qui ne veut pas grandir. Délit de fainéantise qui engendre son lot de problèmes et anecdotes pour le moins cocasses, son set déborde d’autodérision.

Cinzia Cattaneo prend le relai. La gagnante du tremplin de Morges-sous-Rire 2019 fait dans l’humour un peu plus crû et sarcastique. Qu’elle s’en prenne à sa famille, à son mec ou à elle-même, le résultat est le même, chacun·e en prend pour son grade. La jeune genevoise a du potentiel, talent à suivre.

Entre deux réapparitions de Monsieur Wiesel, les derniers talents de la relève à passer ce soir s’appellent Renaud de Vargas et Bruno Peki.

Le premier avait déjà connu le succès en duo il y a quelques années [Melvin & Renaud, ndlr] et s’attaque à présent au seul-en-scène. Avec son CV d’humoriste/journaliste sportif, il a de la matière à décrypter. Très dynamique et enjoué, il est une vraie boule d’énergie sur scène.

Last but not least: Bruno Peki. Le benjamin de la soirée, récent vainqueur du concours Mon premier Montreux 2019, vient radieusement clôturer cette soirée avec un passage où il se raconte dans les grandes lignes sans se la raconter. Malgré son visage innocent, le jeune homme est déjà très à l’aise sur scène, en radio et sur Internet avec la clique de Tataki.

La scène humoristique suisse romande se développe de plus en plus, la culture du stand up s’étend en permanence et les soirées d’humour deviennent toujours plus fréquentes. La Suisse, bientôt un pays d’humour? N’oublions jamais les propos de l’ancien président de la Confédération Johann Schneider-Ammann: « Rire c’est bon pour la santé ».

Prochaines dates:

Thomas Wiesel en tournée en 2020 pour son spectacle Ça va à travers toute la Suisse.

Jérémy de Crausaz dès avril 2020 au théâtre Le Lieu à Paris pour son spectacle Jeremy Crausaz ne veut pas grandir.

Renaud de Vargas le 8 avril 2020 au CPO d’Ouchy et le 23 avril au Caustic Comedy Club à Carouge pour son spectacle Comment on va l’appeler?

Bruno Peki et Cinzia Cattaneo de mars à juin 2020 au Caustic Comedy Club à Carouge pour leurs spectacles respectifs Innocent et Toi-même.

Retrouvez également Cinzia Cattaneo le 25 mars 2020 au Lounge Bar La Rive à Morges pour une soirée des nouveaux talents francophones dans le cadre du Festival Morges-sous-Rire.

Pour plus d’informations :

www.l-agenda.online/evenements/

www.thomaswiesel.com

www.renens.ch

www.jokerscomedy.ch

www.morges-sous-rire.ch

www.causticcomedyclub.com

www.cpo-ouchy.ch