Cross Dreams Festival: Melodiosa

Le 3 novembre dernier, dans le cadre du Cross Dreams Festival, le Théâtre de Beaulieu accueillait quelques féru·e·s de jeux vidéo à l’occasion d’une invitée exceptionnelle: Yôko Shimomura. Compositrice reconnue dans son milieu, elle a notamment composé les thèmes de Street Fighter, de Legend of Mana et de Xenoblade.

Texte: Sumiko Chablaix

Le Cross Dreams Festival est né de la volonté de Yann Rieder, Christopher Bugot, Gaël Braillard et Didier Matthey-Doret, quatre passionnés qui souhaitaient mélanger la culture populaire et la musique symphonique. Ambitieuse, sa première édition a proposé trois concerts sur une journée: le premier, intitulé Melodiosa, mettait à l’honneur le travail de la compositrice Yôko Shimomura. Le deuxième tournait autour de l’univers de Dragon Ball, et le concert final réunissait les musiques de séries cultes.

Si pour le premier concert la salle n’était pas très remplie, elle a permis au spectateur de sentir un cadre plus intime procurant ainsi frissons et sensations. Nul extrait de jeux n’a été projeté afin de créer un cocon où seule la musique emmenait le spectateur dans les tréfonds des univers fantastiques.

C’est ainsi que sur une scène épurée, d’où l’animateur a d’abord dû meubler au mieux l’attente interminable faisant monter l’impatience des auditeurs, est apparue Yôko Shimomura pour la première fois en Suisse. Elle a répondu avec le sourire aux questions, soulignant l’ampleur et la pertinence d’un tel concert.

Alors que les jeux vidéo existent depuis des dizaines d’années, la composition de leurs bandes sonores reste un milieu pour le moins méconnu. Si l’évolution des techniques artistiques permettant la construction des personnages virtuels a beaucoup évolué ces dernières années, Yôko Shimomura a expliqué qu’au niveau de la composition des bandes sonores, il n’y a pas eu tellement de changement par rapport aux trente années qui sont écoulés. La grande évolution se trouve surtout dans la dynamique de composition. Aujourd’hui, il s’agit de faire des enregistrements avec des orchestres, de travailler avec des musicien·ne·s. Ceci n’était pas du tout le cas trente ans auparavant. Par ailleurs, l’opportunité de se retrouver pour faire de la musique live avec des orchestres et des arrangements est une occasion très rare.

Laissant place à la musique, Yôko Shimumora s’est installée dans le public pour savourer le concert de l’Ensemble Symphonique de Neuchâtel sous la direction d’Alexander Mayer, accompagné par le pianiste virtuose Benyamin Nuss ainsi que par la chanteuse Emily Pello. Cette dernière venant tout droit de Paris s’était donné pour défi, en participant au festival, d’aborder un registre plus lyrique.

Mélange de chant et de musique symphonique, les arrangements ont su mettre en valeur les différents registres d’instruments. Au son de « Dearly Beloved » de Kingdom Hearts exécuté avec émotion et virtuosité par Benyamin Nuss, aux vibrations des cordes sur un medley de Live A Live, au souffle cristallin de la flûte et du hautbois dans un autre medley extrait de Legend of Mana, le public a été transporté dans un voyage sensationnel au cœur d’univers aussi variés que l’imagination peut tendre à créer.

Lorsque nous ressortons, la foule se presse aux portes pour écouter Dragon Ball prendre vie sous les doigts du Sinfonietta de Lausanne. On imagine que Melodiosa a perdu du public en étant programmé à 14h.

www.crossdreamsfestival.ch

L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains

Au Petit Théâtre de Lausanne, d’une scène en planches de bois renait à chaque représentation un décor poétique et absurde pour un morceau de vie qui l’est tout autant, comme nous le souffle son titre: « L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains », à voir dès 7 ans.

Texte: Katia Meylan

Photo: Philippe Pache

Parce que dans les histoires les personnages apparaissent toujours en premier, un homme et une femme déposés là attendent qu’un écrivain leur donne quelque chose à dire, à faire… le problème est que ce dernier ne semble pas très inspiré. L’homme, bavard et impatient, comprend rapidement qu’ils devront se débrouiller seuls. À coup de réflexions entrecoupées d’injonctions de la femme, faisant littéralement avec ce qu’il a sous la main (ou les pieds), il commence par construire deux chaises, et une table qui leur tiendra lieu de toit.

Si l’on n’a pas à manger, il suffit de faire les gestes. Si l’on se sent seul, on peut faire signe au voisin… (« Il va construire un voisin aussi!? » s’exclame un enfant en voyant l’homme s’emparer d’une nouvelle planche). Mais est-ce un voisin ou un arbre? Est-ce qu’ « il y a toujours un moment où il faut envisager la guitare », même si notre chère et tendre est contre l’idée? Et ces enfants qui sont apparus dans le grenier, comment sont-ils arrivés ici? Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire avec eux maintenant qu’ils sont là… une dictée?

Selvi Pürro et Matthias Urban. Photo: Philippe Pache

Le texte de Philippe Dorin, Molière du meilleur spectacle jeune public 2008, est « du vrai Beckett pour enfants », nous dit le metteur en scène et comédien Matthias Urban, et ce qui était une impression floue jusqu’alors nous paraît comme une évidence.

Il fait le choix de rester près du texte, qu’il rythme par une mise en scène dynamique: les personnages restent sur scène tout au long de la pièce et se débrouillent avec ce qu’ils y trouvent (contrairement aux indications didascaliques), une contrainte qui va modifier l’espace peu à peu. Les moments plus explosifs d’inspiration constructrice ou musicale  en compagnie de Johnny Cash contrastent joliment avec la poésie cyclique quand tombe la neige, quand le soleil se couche d’un  mouvement du plat de la main.

Dans la pièce, les personnages qui ont des enfants sortent de scène pour vivre leur rêve. À L’Agenda, on n’a pas d’enfants, mais on est tout de même entré avec délice au Petit Théâtre pour rêver un autre univers.

L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains
Dès 7 ans
Au Petit Théâtre de Lausanne jusqu’au 18 novembre

www.lepetittheatre.ch

Carouge au carrefour de l’art

L’espace d’un week-end, la jolie ville de Carouge devient l’hôte de vos envies culturelles, honorant ainsi sa riche tradition artistique et artisanale. Comme de coutume depuis la création de l’association ArtCarouge en 2005, sept galeries et le Musée de Carouge ouvrent leurs portes pour  faire découvrir au public leurs nouvelles expositions et créations d’art contemporain. 

Texte: Marie Pichard 

Cette année, il faudra se rendre du côté de la place de Sardaigne pour assister à l’évènement phare du week-end, signé Christian Gonzenbach. À mi-chemin entre sculpture et machine, son installation nommée « Appareil reproducteur » permettra au visiteur curieux de repartir avec sa propre œuvre d’art; une manière de questionner les notions de propriété intellectuelle et de gratuité. 

Quelques pas plus loin, la galerie d’Annick Zufferey située à la place des Charmettes ravira les amateurs de bijoux contemporains. On pourra y admirer le travail d’Akiko Kurihara, artiste japonaise basée à Milan, dont les créations minimalistes s’inspirent de découvertes du quotidien, non sans humour et poésie. 

 

La suite de la promenade vous mènera peut-être à la galerie Aubert Jansem, pour une plongée dans l’univers atypique de Gene Mann, peintre autodidacte reconnaissable dans les rues de Carouge à sa chevelure de feu. Vous vous laisserez emporter par ses œuvres puissantes empreintes d’humanisme, lors du vernissage de sa nouvelle exposition intitulée « Archéologie du Silence ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme dernier aperçu de cette balade automnale, les amoureux de design seront accueillis par la NOV Gallery, rue Joseph-Girard. Véritable vitrine d’artistes émergents – tant designers que photographes – tout droit sortis de la HEAD et de l’ECAL, NOV vous invite à explorer le concept d’artefact dans le cadre d’une série imaginée pour la Milan Design Week d’avril dernier.

 

 

 

 

 

 

 

 

ArtCarouge, les 3 et 4 novembre de 11h à 17h
Plus d’informations sur : www.artcarouge.ch

 

 

Le Coach

Le coach, cette créature à part entière, dynamique avec ses baskets, est souvent confondu avec un psy, un médecin, un ami. Difficile d’en donner une définition, nous allons essayer quand même: Le coach offre différentes méthodes d’accompagnement basées sur la confiance mutuelle afin de retrouver une harmonie dans un cadre privé ou professionnel grâce à la mise en place de nouveaux réflexes. La comédie de Bruno Bachot « Le Coach » en présente un beau spécimen, à voir jusqu’au 1er décembre à l’Uptown Geneva.

Texte: Jenny Raymonde

Tyrannisé par son chef, amoureux de sa collègue Vanessa, Patrick n’aime pas les conflits et il fait tout ce qu’il faut pour que son entourage soit satisfait de lui. Éternel incompris, il aimerait que les choses changent mais ne sait pas trop par où commencer… et pourquoi ne pas faire appel à un coach?

Questionné avec humour lors de la séance de démarrage, Patrick fait ressortir ses traits de personnalité pour permettre à son coach, le dénommé Assuérus Chêne, de mieux le cerner. En se donnant la réplique, le duel coach-coaché emporte les éclats de rire du public.
La posture de coach naturelle de l’acteur et de l’auteur de la pièce, Bruno Bachot, peint une partie de l’univers de son quotidien.

Les pratiques de coaching ne manquent pas pour donner un coup de pouce à Patrick dans la réalisation de ses objectifs personnels: prendre confiance en soi et s’affirmer autant dans sa vie personnelle que professionnelle. Le coach ne décide pas à la place de son client, il lui souffle des pistes à prendre ou à laisser, c’est finalement lui qui aura le dernier mot, même si il ne s’appelle pas Jean-Pierre.
Patrick prend peu à peu de l’assurance et commence à entreprendre différentes actions auxquelles le public ne s’attendait pas.

La mise en scène de la pièce se présente avec un décor classique fait de trois tables, deux chaises et un porte-manteau. La complicité entre les quatre comédien·e·s se fait sentir tout le long du spectacle. Ils échappent de justesse à un fou rire dans leurs répliques respectives.

L’accompagnement d’Assuérus Chêne portera-t-il ses fruits? Pour le savoir, il vous suffit d’aller voir la pièce « Le Coach », jouée tous les jeudis, vendredis et samedis à 21h jusqu’au 1er décembre à l’Uptown Geneva.

www.uptown-geneva.ch

Exclusivement contemporain depuis 1918

Jusqu’au 3 février 2019, le Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire de Genève rend hommage à la Société suisse de gravure par une exposition qui retrace un siècle de création imprimée suisse et internationale.

Texte: Emmanuel Mastrangelo

Markus Raetz, « Ein Auto und einige Menschen auf der Strasse », 1977. Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire. © 2018, ProLitteris, Zurich

Alice Bailly, Cuno Amiet, Ernst Ludwig Kirchner, Paul Klee, Hans Arp, Alberto Giacometti, Max Bill, Sam Francis, Meret Oppenheim, Georg Baselitz, Claes Oldenburg, John M Armleder… Tous ces artistes ont en commun d’avoir réalisé une œuvre pour la Société suisse de gravure. Une pléiade de grands noms à laquelle de nombreux artistes contemporains rêveraient d’appartenir… De la première estampe éditée en 1918, « Paysanne s’habillant » d’Édouard Vallet, à la lithographie « Sans titre » de Wade Guyton (2017), la Société suisse de gravure, fondée à Zurich en 1917, n’a cessé de s’engager en faveur de la création artistique en Suisse, et, à une époque où le statut d’œuvre d’art de la pièce reproduite en plusieurs exemplaires n’allait pas de soi, d’encourager les artistes contemporains à la réalisation d’estampes. Se tenant délibérément en dehors du marché de l’art et refusant la spéculation, elle édite les œuvres en cent vingt-cinq exemplaires, réservés aux membres de la Société et interdits de revente. Produisant des artistes suisses renommés, tels que les déjà mentionnés Armleder, Meret Oppenheim et Max Bill, mais aussi Markus Raetz, Philippe Decrauzat et Claudia Comte, elle s’ouvre dès les années vingt à des créateurs étrangers étroitement liés à la Suisse, comme Paul Klee, Ernst Ludwig Kirchner ou Emil Nolde, puis dès 1973 avec Sam Francis, figure de l’abstraction lyrique américaine, à des artistes sans lien avec la Suisse. Cette ouverture  se généralise dans les années quatre-vingt, qui voient l’avènement d’une globalisation qui estompe les spécificités nationales des courants artistiques. La Société, qui dès 1925 édite Alice Bailly, cherche également à mettre en avant les femmes et les artistes émergents. Les techniques, longtemps limitées à celles de la gravure traditionnelle, xylographie, taille-douce, lithographie, se sont peu à peu élargies à la sérigraphie, à la photographie, aux impressions à jet d’encre, ainsi qu’aux techniques mixtes. Les collections de la Société, élargissant le champ de l’estampe conventionnelle, comprennent aussi des livres illustrés, des portfolios, ou des œuvres pluridisciplinaires.

Claudio Moser, « Instrumental », 2001. Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire. © 2018, ProLitteris, Zurich, photo : André Longchamp.

La Société suisse de gravure fête son siècle d’existence par des expositions dans différentes villes suisses, qui présentent chacune un fonds propre. Parmi les deux cent cinquante-cinq œuvres de deux cent vingt artistes reconnus sur le plan national et international éditées par la Société, et couvrant tous les mouvements esthétiques, le Cabinet d’arts graphiques en présente quelque cent cinquante pièces. D’emblée, le spectateur est ébloui par la diversité technique et expressive des œuvres, et par l’audace et l’esprit d’ouverture de la Société. L’exposition s’organise autour de quatre thèmes majeurs.

Ian Anüll/ Paul Klee. « Specimen ». Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire. © Ian Anüll

La figure humaine, d’abord, garde une importance primordiale, par les questions existentielles qu’elle soulève. La photographie, ensuite, qui entretient depuis les années soixante un lien de plus en plus étroit avec l’estampe, a gagné une place particulière dans les collections de la Société ; son utilisation peut intervenir à différentes étapes du processus créatif, de l’inspiration visuelle à la technique de tirage ou d’impression. L’approche traditionnelle de la gravure, dont la limitation à deux éléments, la ligne et l’aplat, suscite une variété expressive sans cesse renouvelée, n’est pas pour autant reléguée au second plan. Enfin, la relation entre l’estampe et l’espace se retrouve dans une approche de la gravure par des sculpteurs (Alberto Giacometti, Germaine Richier), ainsi que par des réalisations tridimensionnelles. Le parcours se termine ainsi par deux œuvres mixtes, « Crash » de Vincent Kohler et « Untitled » de Shahryar Nashat, qui débordent largement de l’idée que le visiteur se fait de l’estampe, et en rafraîchissent la pratique par une approche conceptuelle et ludique.

Exclusivement contemporain
Cabinet d’arts graphiques du Musée d’art et d’histoire, Genève
Jusqu’au 3 février 2019
www.institutions.ville-geneve.ch/fr/mah

Le Swiss Comedy Club aux Faux Nez

Ce mercredi 24 octobre, c’est à Lausanne que ça se passait. Plus précisément dans le café-théâtre Les Faux Nez, situé depuis cette année dans la cave du restaurant italien Osteria Bolgheri. L’un des nombreux rendez-vous mensuels du Swiss Comedy Club a désormais lieu dans cette petite salle intimiste, proche du centre-ville. Au menu du jour: les jeunes talents de l’humour romand et un guest parisien.

Texte: Yann Sanchez

Il est 20h45 quand j’arrive sur place. Quelques visages à l’entrée me paraissent déjà familiers. L’atmosphère semble détendue et l’ambiance bon enfant. On m’invite à prendre les escaliers pour rejoindre l’étage inférieur du restaurant et choisir mon siège dans le public. La salle n’est pas immense mais je compte tout de même une bonne soixantaine de places assises. Sur la scène trônent un micro sur pied, une guitare et le lumineux logo du Swiss Comedy Club accroché à un mur en briques si emblématique dans le milieu du stand up. Le temps de m’installer au premier rang et de faire connaissance avec ma voisine d’un soir qui m’explique faire partie de la Swiss Comedy School, je réalise que toutes les conditions favorables à une bonne soirée d’humour sont réunies. Y a plus qu’à!

Jessie Kobel est le premier à apparaître sur la scène. Vêtu de son costume de maître de cérémonie, il nous présente brièvement le déroulement de la soirée, lance quelques vannes, quelques confettis et le premier humoriste du show. C’est le dénommé PEP qui ouvre le bal, le gagnant du concours Swiss Comedy Talent 2018. Une autre étudiante de la Swiss Comedy School lui succèdera, c’est l’autre jeune pousse au programme: Isabelle Mouche. Les deux humoristes en herbe de la soirée font plutôt bonne impression. PEP nous décrit sa situation familiale mouvementée mais remplie d’amour, entouré de sa femme et ses filles. Et si l’un peine à trouver sa place de mâle à la maison, l’autre peine à trouver un mâle tout court. Isabelle évoque à raison les difficultés actuelles à rencontrer un homme bien via une application, une agence matrimoniale ou même dans la vraie vie.

Après les rookies, c’est au tour des membres du Club de jouer. Edem Labah débute ce 2e tour, suivi de Tamara Cesar, Antoine Maulini, Jacques Bonvin et finalement Jessie Kobel à nouveau. Les vannes fusent, le rythme est soutenu et les thèmes varient. L’esprit général est taquin et rempli d’autodérision. Qu’on soit Vaudois, Valaisan ou Genevois, jeune ou moins jeune, homme ou femme, le résultat est le même: tout le monde s’y retrouve d’une façon ou d’une autre et on rit ensemble. De l’humour d’observation pur aux personnages détonants en passant par la chansonnette et la danse, il y en a vraiment pour tous les goûts. La salle quasiment pleine est hilare. Entre les découvertes que j’ai faites et les humoristes que je voyais pour la seconde fois quelques années après, j’ai vraiment été impressionné par le niveau de la scène suisse romande et enchanté par la diversité présentée.

Clou du spectacle, l’humoriste qui vient clôturer la soirée nous vient de Paris. Il s’agit du talentueux Donel Jack’sman, passé entre autres par le Jamel Comedy Club et l’émission « On ne demande qu’à en rire ». En spectacle le lendemain au même endroit, il venait pour un dernier rodage nous offrir une prestation très solide. Tout le monde en prend pour son grade, les stars de la chanson française, les rappeurs illettrés et surtout le couple au milieu du premier rang. Plus le public se fait chambrer, plus il rit fort. Julia, ma voisine, est conquise. Elle me confie qu’elle reviendra sûrement le soir d’après pour voir son spectacle en entier.

Il est 23h15, le show se termine et après deux heures de rires, j’ai mal aux zygomatiques. Le public et les artistes semblent ravis. Tout ce beau monde se retrouve autour du bar, certains prennent des photos, d’autres débattent de leur prestation, j’entends même Donel donner des conseils à Jessie. On échange, on partage et on rigole. Cette fois c’est certain, on vient de vivre une bonne soirée d’humour. Cet événement est une véritable réussite, une pause humoristique en milieu de semaine des plus agréables. J’y retournerai avec grand plaisir.

Rendez-vous est pris le mercredi 21 novembre, même heure, même endroit pour une nouvelle soirée du Swiss Comedy Club à Lausanne.

www.lesfauxnez.ch/le-cafe-theatre/