Midnight in the Docks

Qu’ont en commun la BO de Titanic, « I Will Survive » ou encore « Nothing Else Matter » de Metallica?
Ce sont des hits des ’20ies!
… pas exactement, mais le Postmodern Jukebox pourrait tout aussi bien nous le faire croire. Passés à travers les arrangements du pianiste et fondateur du groupe Scott Bradlee, les tubes des dernières années, tous genres musicaux confondus, prennent une teinte délicieusement vintage. L’orchestre était au Docks hier soir, a tout donné, a rendu Lausanne fou!

Texte: Katia Meylan

L’affiche ayant attiré de nombreux amateur-trice-s, on serpente patiemment dans la file et on arrive dans la salle alors que le concert a déjà commencé depuis quelques minutes. L’ambiance: euphorique bien qu’encore un peu timide du côté du public – comme souvent dans les concerts de nos contrées, détrompez-moi peut-être – mais ça n’a été qu’une question de temps!

En scène, le maître de cérémonie nous présente la toute dernière vocaliste ayant rejoint la tournée. Tia Simone a apparemment décidé de ne pas se ménager pour sa première chanson de la soirée, et la puissance dans sa voix nous fait tout de suite comprendre pourquoi elle a rejoint l’orchestre.
PMJ, comme on appelle aussi le collectif, a la particularité de compter plus d’une cinquantaine d’artistes qui se produisent en alternance. Au Docks, on a la chance de rencontrer, en plus des musiciens attitrés (piano, guitares, contrebasse, batterie, trombone, saxophone) les chanteuses Hannah Gill et Olivia Kuper Harris, et le danseur de claquettes Caley Carr. LaVance Colley, le maître de cérémonie, présente les artistes, s’assure que le public va bien entre deux chansons.

Olivia Kuper Harris en battle avec le trombone

C’est « Creap » de Radiohead et « All About That Bass » de Meghan Trainor qui ont le plus la cote auprès des Suisses sur YouTube, nous apprend-il encore. Mais dans la salle, chaque chanson remporte son petit succès. Après une reprise de « Feel it Still » du groupe Portugal The Man par les trois chanteuses, qui gardent le côté dansant du titre et le recouvrent de velours, LaVance Colley s’avance et reçoit autant d’acclamations et sifflements admiratifs que les femmes juste avant lui. Et on a bien fait, car on ne le savait pas encore, mais… il allait entonner « Halo » de Beyoncé. L’émotion se diffuse et prend même le dessus sur la performance – qui n’est pourtant pas des moindres puisque le vocaliste traverse plusieurs octaves, donnant à chacune ses nuances.

Les yeux fermés, nous étions partis dans nos mondes, que ce soit sur « Halo » ou sur Metallica, mais l’orchestre a vite fait de nous secouer avec quelques titres bien swing qui nous font revenir aux Docks comme ils auraient été il y a cent ans. Entre chaque changement de costumes scintillants et duveteux, aussi à l’aise au chant qu’à leurs instruments où à la danse, ces showmen et showgirls ont épaté Lausanne, qui crie, tape des mains et en aurait redemandé toute la nuit!

Pour les globe-trotters qui les auraient manqués hier soir, ils sont ce soir à Girona en Espagne, dimanche à Bologne, mardi à Munich… et ainsi de suite, tout leur programme sur: www.postmodernjukebox.com

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