Samedi, nuit de frénésie musicale au Paléo

De mardi à dimanche, la programmation du Paléo festival offre un enchaînement de concerts impressionnant. Mais ce samedi soir à Nyon, le rythme était particulièrement effréné. Pas même le temps de manger sur le pouce pour celles et ceux qui voulaient profiter au maximum de cette palette musicale éclectique.

Texte: Chloé Brechbühl

Une soirée spéciale en perspective, puisque je m’apprêtais à passer la nuit au fameux camping du Paléo avec la bande de joyeux lurons côtoyés pendant cette folle semaine de festival. Arrivée à l’Asse, je me suis donc dirigée vers le camping afin de déposer mes affaires. Pour seule indication, la phrase suivante suffirait: «Notre campement est à l’angle entre Seattle et Goa». Ces mots qui m’avaient faits sourire se sont avérés très utiles pour trouver l’abri de mes amis. Traversant le camping, tout un univers s’ouvrait à moi, et ce n’était pas trop tôt pour le découvrir. Alignement sans fin de tentes de toutes les formes et couleurs imaginables, amalgame de campements de fortune ou forteresses confortables, mélange de campeurs amateurs ou aguerris.

Broken Back. Photo: Paléo Festival.

La soirée de concert même pas entamée, l’orage menaçait et les épais nuages gris n’annonçaient rien qui vaille. C’est en rejoignant l’enceinte du festival que la pluie nous a rincé pour la première fois. Mais les festivaliers-ères semblaient peu impressionnables, surtout après les intempéries du soir précédent. L’humeur était donc joviale, comme de coutume. Le petit arc-en-ciel que j’avais jugé bon de me peindre sur la joue n’a même pas résisté une heure, alors j’ai décidé que ce soir-là, la pluie rincerait tout et que mon apparence importerait peu. Même pas la peine donc, de se munir d’un parapluie. Nous avons sortis nos pèlerines et regardé la fin du concert d’I Muvrini, au milieu d’une foule émue par les mélodies chaleureuses des deux frères Corses. La fatigue de la fin de semaine commençait à se faire ressentir dans le public, qui devenait un peu apathique. Mais nous avions toujours la motivation d’apprécier le plus de concerts possibles, et nous sommes donc dirigé vers les Arches pour écouter Broken Back. L’electro-folk du français fût pour moi une excellente découverte: avec sa voix envoutante et ses rythmes langoureux, il a su animer l’amas colorés de kawés et pèlerines qui lui faisaient face sous la pluie.

Mat Bastard. Photo: A. Colliard.

Après nous être trémoussés, c’est pleins d’appréhension que nous avons rejoint la Grande Scène pour le concert suivant, celui de Renaud. Tremblant, et tristement incapable de maîtriser sescordes vocales, c’est un Renaud apparemment amoindri qui était sur scène ce soir-là, au grand dam du public. Pour faire remonter le moral des troupes, rien de tel qu’un petit show de Mat Bastard, ancien chanteur du groupe de rock français Skip the Use. Sautillant sur les sons du punk-rock turbulent de Mat, nous n’avons pas hésité à rejoindre les pogos à l’avant de la foule, où l’ambiance et l’esprit de camaraderie étaient incroyables.

 

Christophe Maé. Photo: B. Soula.

Enchaînant les concerts avec une ivresse prononcée (ivres de musique, évidemment), nous avions oublié de nous sustenter. C’est avec une joie sans modération que nous avons dégusté les incontournables brochettes au Satay du stand ‘Tuk Tuk’, alors que la soirée était déjà bien avancée. Ayant repris des forces, il était temps d’assister au concert de clôture de la Grande Scène pour ce samedi soir, soit Christophe Maé. Un artiste que je ne porte pas dans mon cœur, mais qui à su me surprendre: en effet, l’énergie véhémente qu’il partageait avec le public et les sonorités blues de sa musique ne m’ont pas laissée insensible. Suite à tous ces concerts forts en émotions, nous sommes retournés au camping pour terminer la soirée en bonne et due forme, avec un blindtest. Une fois notre culture musicale étalée et/ou perfectionnée, nous nous sommes éteint dans nos tentes et avons profité des quelques heures de sommeil qu’il nous restait avant que le soleil ne nous fasse rôtir comme des cervelas.

 

Le mini micro-troittoir: Wesley, 29 ans, expert en blindtests
  • Tu en es à ton combientième Paléo? «C’est la 9ème fois que je fais la semaine.»
  • Quel était le concert que tu ne voulais vraiment pas louper? «Celui dont je me réjouissais le plus c’était Jamiroquai
  • Est-ce que c’était à la hauteur de tes attentes? «Totalement, et même au-delà!»
  • Quels étaient les concerts que tu ne voulais pas voir? «MHD et Camille
  • Est-ce que tu as eu des bonnes ou mauvaises surprises avec un concert ? «Alors Christophe Maé je ne pensais pas forcément y aller et j’ai bien aimé, et Vald j’y étais malgré moi et j’ai détesté.»
  • Quels est ton ‘top trois’ de la semaine ? «Mat Bastard, Jamiroquai et Julien Doré
  • Est-ce que tu peux me raconter une anecdote? «Chaque Paléo, on va à la crêperie du centre commercial de Signy (‘Le Cosy’). Et chaque année ils nous pré-réservent les tables. D’une année à l’autre, quand on arrive le lundi, il y a déjà le signe réservé sur les tables et ils ont déjà posé la multiprise pour qu’on puisse brancher tous nos trucs. On leur envoie des fois des cartes pendant l’année pour leur dire ‘on se verra à Paléo’.»

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