27 avril 2016: Déambulations 1bis

C’est au Pavillon des Cultures Arabes que l’Agenda a décidé de s’immerger dans les périples de femmes européennes en Orient au XIXe siècle. Contés par Fawzia Zouari et Ons Debbech, ces récits de voyages nous ont transportés dans un Orient dont quelques «ladies» eurent jadis la chance de percer les secrets.

Valentine de Saint­Point, les Ladies Esther Stanhope et Mary Montagu, Isabelle Eberhardt… À priori, que pourrait bien lier ces jeunes femmes aux horizons bien distincts? La réponse est à chercher au plus profond d’elles-­mêmes, car c’est une véritable passion qui anima le cœur de ces jeunes femmes toute leur vie durant: l’Orient. En dignes aventurières, toutes délaissèrent leur quotidien privilégié pour partir à la découverte d’un ailleurs aussi mystérieux qu’hostile, d’autant plus à la gent féminine.

Tour à tour admirées, suspectées d’espionnage, accusées de trahison ou au contraire élevées au rang de «Reine», ces femmes perçurent toutes le monde arabe d’un œil différent. Valentine de Saint ­Point, en suivant les traces de son arrière grand oncle le fameux Lamartine, rêvait d’un «Grand Orient» et se convertit à l’islam lors d’un premier voyage au Maroc. Soupçonnée d’espionnage tant par les arabes que par les français, elle ne cessera pourtant de croire en son rêve de voir un jour l’émergence d’une force arabo- musulmane. Lady Montagu, quant à elle, découvrit les secrets des harems turcs en quittant l’Angleterre pour épouser son amant qui deviendrait ambassadeur de Turquie. Esther Stanhope fit construire un château sur les hauteurs de Palmyre et sa beauté l’éleva au statut de véritable prophétesse aux yeux des peuples arabes. Isabelle Eberhardt, elle, réussit plus que toutes à accéder aux mystères du monde arabe en se déguisant puis en se faisant baptiser en tant qu’homme!

Ces femmes aussi belles qu’aventureuses réussirent à accéder aux plus profonds recoins d’un Orient fantasmé par bien des occidentaux à la Belle Époque. Plus que de simples voyageuses, elle s’investirent toutes dans l’évolution de la condition de la femme et des pays arabes. Car si pour les hommes de l’époque, le monde arabe était un simple territoire de plus à conquérir, il représentait un havre de paix, un confident pour les femmes. Pour découvrir en détail les parcours insolites de ces femmes qui lâchèrent tout pour réaliser leur rêve oriental, plongez- ­vous d’ores et déjà dans le recueil de Lesley Blanch, On the Wilder Shores of Love: a Bohemian Life.

Texte: Lorraine Vurpillot

51C8eAEYhPL._SY344_BO1,204,203,200_

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s