Pas grand chose plutôt que rien

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Entrés dans une salle obscure et entourés de gens aux origines diverses et variées, nous comprenons que nous allons être transportés dans quelques chose de différent. Invités à prendre place le long d’une longue tablée où chaque siège est identifié par un numéro et un carré avec deux touches, nous sommes ravis de savoir que nous allons pouvoir être le propre acteur de la pièce jouée et être « Libre comme l’Air ».

Plongés dans le noir pendant une minute et trente seconde, ces instants suspendus remplissent mystérieusement l’atmosphère de curiosité. Guidés par une voix robotisée, le chemin est parsemé de slogans, de vérités toute faites alimentant une nouvelle fois la condition humaine et ses revers.

Tel un jeu auquel chaque joueur réuni y prendra part, nous cliquons à chaque question pour orienter notre destin.

Défilement d’images, certaines plus drôles que d’autres, le créateur use de la technologie sans rêveries pour faire vivre son animation des temps modernes. Abordant les sujets classiques, que l’homme est un être seul à la nostalgie du temps passé, nous avons parfois du mal à suivre le fil conducteur de ce spectacle.

Yeux songeurs, Yeux suspicieux, Yeux mélancoliques, Yeux rieurs, Yeux tristes, 30 paires d’yeux dans la salle à regarder et à interpréter les dessins à sa manière selon son cadre de référence et son expérience unique.

Accusé de se sentir manipulés d’une part via toutes les images émanant notamment de la publicité et d’autre part  des gens qui nous entourent, nous devenons tous de véritable « Specimen » de 90 minutes d’une étude non élucidée et influencée par des propos et des suggestions non forcement partagés par l’assemblée.

Bombardés à retardement de lettres pour former des mots qui vont composer des phrases, il est difficile d’y rester insensible. Acteurs d’un scénario adapté à nos décisions du moment, nous sortons de ce débat ni plus intelligents, ni plus forts ni plus grands…

Une expérience à découvrir jusqu’au 17 mai au théâtre du Grütli, rue Général Dufour 16, 1204 Genève

Texte: Jenny Raymonde

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