Cully Jazz – Jazz meets Bach

Une gueule d’ange, de l’or dans les mains et un talent fou : Dan Tepfer ose l’impensable et bouscule le Temple de Cully en improvisant sur les Variations Goldberg de J.-S. Bach. Esquisse d’une soirée pas comme les autres, entre chien et loup.

Il faut s’avoir s’aventurer hors des sentiers battus pour saisir la douce splendeur du CJF. En milieu de semaine, le public est au rendez-vous, savourant la quintessence des dernières lueurs. Les quais se parent de bleu, puis les contours s’estompent. Seul le chuintement de la foule persiste, comme un voile sur la bourgade encanaillée.

JAZZ MEETS BACH

Photo: Cully Jazz

Les bancs du Temple craquent sous un public d’un autre âge. Bach a su attirer les férus d’un classique immuable, mais aussi les esthètes éclectiques et curieux. Le pianiste franco-américain Dan Tepfer va les surprendre – le mot est faible. Balayant le sacré, il marie jazz et classique, caressant les frontières de l’atonalité. Chacune des trente variations est doublée d’une improvisation, fidèle au thème, tellement surprenante. La pièce oscille, emmène le public aux confins du possible, le perdant parfois.

Il n’est plus de temps, il n’est plus de règles. Les Variations Goldberg ont revêtu leurs habits de jeunesse. Dan Tepfer interroge avec tact et justesse notre regard sur la Grande Musique. Un pari osé, une pirouette tendre et charmante, une bénédiction.

Texte: Ophélie Thouanel

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