La Chauve-Souris au Grand-Théâtre de Genève, le 15 décembre 2013

« Poule ou chatte, peu importe… » (Dialogue entre le Dr Falke et Eisenstein)

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L’orchestre, sous la maestria de Theodor Guschlbauer, donne vie dès les premiers instants à l’éthérée mélodie de l’opérette en trois actes de Johann Strauss fils. Dimitri le clown, interprète du gardien de prison dans cette version francophone, rappellera d’ailleurs que strauss, c’est le terme allemand désignant un autre animal ailé : l’autruche.

Ceci résumera plutôt bien le spectacle, assimilable à une sorte de gigantesque ménagerie. Ainsi le décor, qui fait mouche, serait facilement pris pour une immense cage, où évolueraient aussi bien le corbeau responsable de l’intrigue se jouant à la cour, que celles – les rats – qui dansent même quand le chat est là. Car c’est bien au détriment d’Eisenstein, également tourné en bourrique par sa femme dont le loup dissimule l’identité, que s’amuse la galerie.

Les singeries des figurants permettent, aussi bien que les jeux de rideaux et de lumières, de jouer avec l’œil du spectateur. Profitons ici d’avertir celles et ceux qui comptent se rendre sur place accompagnés de leurs têtes blondes : attendez-vous à la vision d’un nu féminin de dos… Puis à sa brève réapparition, de face.

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Enfin permettez-moi, s’il vous plaît, de soulever encore un petit lièvre : les mots du jeu – qui lui n’est pas mauvais – peinent, dans un certain désordre, à suivre dans leur envol les notes rythmant la musique du léger chiroptère. Car si nous pouvons aisément pardonner, voire même féliciter pour son courage, Mireille Delunsch, remplaçante « au pied levé » qui a dû apprendre son texte en dernière minute, d’autres imperfections pourraient s’avérer plus dérangeantes. Les surtitres en effet, sont parfois issus d’une traduction faite dans la mauvaise langue, voire mal orthographiés. Pis, les paroles affichées ne correspondent souvent pas aux tirades des différents acteurs, qui manquent quelques bonnes rimes !

En dépit de ces quelques coquilles restantes, l’éclosion de cette opérette vous offre d’assister à une œuvre qui, par son interprétation vivante, vous permettra sans vous faire de cheveux blancs, d’avoir au moins souri !

Rendez-vous ici pour de plus amples informations.

Texte et image: Michael K

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