Lauréat du prix Kourouma

« L’Histoire, ici, est vécue au niveau de l’individu. Ce n’est plus l’Histoire mais, c’est la mémoire ; ce n’est même pas la mémoire, c’est le souvenir… J’ai essayé au maximum d’humaniser ce grand principe, qu’on appelle l’Histoire. »

Tierno Monénembo à propos de son roman, paru aux éditions du Seuil, en 2012

27ème Salon du livre et de la presse, le 3 mai 2013

« Afrique centre du monde »

Le Salon africain de Genève a remis, cette année encore, le prix Ahmadou Kourouma, en hommage à l’auteur ivoirien. Cette édition 2013 commémorait également le dixième anniversaire de sa mort, survenue alors qu’il travaillait à son dernier roman : Quand on refuse, on dit non. À noter de plus que le non moins célèbre Aimé Césaire fêterait, quant à lui, son centenaire.

Le terroriste noir

Addi Bâ était, vendredi dernier, le héros du jour ! Du jour ? Non. Héros, il l’est devenu bien avant l’écriture de ce livre lorsque, après son expatriation en France, les Allemands l’avaient surnommé : Der schwarze Terrorist. Né en 1916, il s’est engagé comme tirailleur sénégalais après avoir été adopté par un percepteur colonial. Acteur méconnu de l’Histoire, il a pourtant activement pris part à la résistance française au sein du maquis des Vosges, l’une des organisations tenant tête au régime nazi.

Tierno Monénembo, écrivain francophone, a ainsi décidé de lui consacrer un ouvrage, édité l’an dernier. Cette œuvre, disponible dans toute bonne librairie, rappelle les actions menées par cet oublié de la Seconde Guerre mondiale, dont la notoriété, bien méritée, n’est que récente.

Le terroriste noir, c’est le titre de cette histoire retraçant le parcours d’un Guinéen pas comme les autres. Déjà récompensé par le prix Erckmann-Chatrian, puis par le Grand prix Palatine, voilà qu’un nouveau succès s’ajoute à la liste de son palmarès ! Le Professeur Jacques Chevrier, Président du Prix, a remis ce dernier en fin d’après-midi en présence notamment de Scholastique Mukasonga, lauréate 2012.

 

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La vie de salon

A Palexpo pendant cinq jours, de nombreux débats publics ont eu lieu au sein de l’espace africain, à l’entrée du Salon du livre. Madame Bittar de la librairie l’Olivier, ainsi que son équipe, accueillent les visiteurs depuis plusieurs années déjà dans l’autre partie du stand, où des écrits pour la plupart inédits en Europe côtoient les grands classiques. Les textes de Henri Lopes, Hanane Kéïta et de bien d’autres auteurs encore se trouvaient également sur les tables ou dans les rayons, dans l’attente souvent récompensée de nouveaux lecteurs !

Alors, à l’année prochaine et… Bonnes lectures à tous !

Michael K.