Lou Doillon: détachée et attachante, au Caprices Festival

Le Caprices Festival a ouvert ses portes vendredi dernier, à Crans Montana. Lou Doillon a donné le premier concert de la semaine, sur la scène « The Moon ».

Le Caprices Festival s’est ouvert sous une fine pluie hivernale vendredi soir. Avec une programmation à couper le souffle pour sa dixième édition, le Caprices a joué tous ses as pour fêter son anniversaire.

Première à fouler le sol de la grande scène « The Moon », Lou Doillon, longue veste noire et chemise blanche, l’air nonchalant et le visage caché derrière ses cheveux, a séduit le public en quelques minutes. Mug à la main, pour l’originalité, la chanteuse se donne des airs de ne pas y toucher. Mais il lui faut peu de temps pour établir un lien avec le public et séduire les incorruptibles: naturelle, drôle et spontanée, elle répond au public avec aisance et personnalité. Si naturelle même, que le spectateur a l’étrange impression d’être dans le salon de l’artiste, avec quelques amis, et de partager un petit concert improvisé. La voix enchante, chaude et vibrante, avec des échos très vintage et un soupçon de timbre à la Patti Smith, lovée dans le son des guitares et du clavier, entre pop expérimentale et rock mélodique.

Lou Doillon offre ses sourires sans mesure, présente ses chansons avec humour : « La prochaine chanson, je l’avais écrite pour ma maman. C’est cette chanson qui m’a fait sortir de ma cuisine », ou encore «Là, c’est quand on est complètement bourré à trois ou quatre heure du matin, et qu’on commence à dire franchement n’importe quoi… et qu’en plus, on est fier… ».

La demoiselle aux allures un peu garçonne et aux cheveux en bataille repart comme elle est venue, mains dans les poches… mais sans sa tasse. Dans la salle, reste un public conquis.

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Les autres coups de cœur de la soirée

Une rencontre incongrue, dans la petite salle « I Love Live », Labrador City est un jeune groupe intriguant. Les musiciens sont timides mais précis, et quel bonheur de voir une fille tenir la basse ! C’est un rock sage et planant qu’ils nous offrent, des sons travaillés et des fantaisies au détour d’un couplet : ils sont bons et ils surprennent, ils expérimentent, ils nous emmènent en voyage. C’est gai, c’est zen, c’est créatif et on aime beaucoup !

Nous les avions écoutés aux Docks à Lausanne en janvier, et nous étions restés sur notre faim… Joseph of the Fountain ont cependant repris du poil de la bête, et nous ont offert un concert plein de punch : sur scène, ça transpire et le public en redemande. Visiblement, ces jeunes Nyonnais ont déjà un bon nombre de fans !

On a aimé et aimé encore l’incroyable prestation de M, guitariste émérite et vraie bête de scène. Sous un light show extatique, le chanteur français a donné au Caprices le premier concert de sa nouvelle tournée. Ils ne sont que trois sur l’immense scène, et pourtant, M occupe l’espace sans difficultés, accompagné même d’un danseur « indigène » un peu déjanté sur une des chansons. Derrière ses énormes lunettes, M échauffe la foule, passant du rock pur souche aux rythmes de club,  invitant les enfants à pogoter sur scène, avant de sauter dans la foule… toujours en jouant de la guitare. Un concert délirant, d’une exceptionnelle qualité : on en veut encore !

L’Agenda suit pour vous les grands concerts du Caprices Festival ! Suivez-nous sur le blog !

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