Merveilleux Aladin à l’Opéra de Lausanne

Si le récit d’ « Aladin et la lampe merveilleuse » est légendaire, le conte lyrique de Nino Rota a connu sa première production suisse en français à l’Opéra de Lausanne, vendredi 25 janvier. Sur scène, un patchwork de tapis d’orient se déploie vers le ciel, tel un lien entre les hommes et les étoiles. Car ici, c’est bien d’un conte des Mille et une Nuits qu’il s’agit. Le jeune Aladin, trompé par un sombre mage usurpateur, rencontre deux génies farfelus – le génie de l’anneau et celui de la lampe, puis tombe sous le charme de la princesse Badr’al-Budur. Mais le personnage central de la production, c’est le livre: un livre à hauteur d’homme, support aux rêves et péripéties du jeune héros.  Waut Koeken signe une mise en scène audacieuse, simple et touchante.

Côté musical, quelle surprise! Un opéra qui n’en est pas un, des chanteurs extrêmement comédiens… seul l’orchestre, très bien mené par Hervé Klopfenstein, a de temps à autre pêché par excès d’enthousiasme, rendant la tâche parfois difficile aux chanteurs. Parmi eux, nous retiendrons la délicieuse Alexandra Hewson dans le rôle de la princesse: un sourire enchanteur, un timbre délicat, sans forcer.
Les enfants – petits  et grands – ont laissé exploser leur joie à de multiples reprises. Une pluie de bonbons à la fraise, invitant le public à la fête, a surpris les regards émerveillés. Ce n’était peut-être qu’un clin d’œil, rappelant que l’imagination et la réalité sont deux vérités bien proches.

4. Aladinphoto Alain Kaiserlight

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